1 euro = 1 euro, ou la globalisation des revenus

1 euro = 1 euro, ou la globalisation des revenus

Aujourd’hui, il existe une inégalité criante en Belgique. Tous les Belges ne sont pas égaux devant l’impôt. Selon leurs sources de revenus, l’imposition peut varier de 50% à 0% ! Qui sont mis le plus à contribution ? Les travailleurs. Qui échappent à la solidarité ? Les actionnaires et les grosses fortunes. C’est pourquoi il est temps de globaliser les revenus !

Pour la FGTB, un euro égale un euro, quelle que soit son origine. Cela signifie que, si l’on veut la justice fiscale, tous les revenus doivent être taxés de la même manière ! Et cela ne signifie certainement pas taxer davantage les travailleurs, comme certains aiment le faire croire. Non, il s’agit d’abaisser la pression fiscale sur l’ensemble des travailleurs, en faisant contribuer les épaules les plus larges, c’est-à-dire les plus fortunés.

En effet, aujourd’hui l’essentiel des contributions repose sur les épaules des travailleurs alors que les grosses fortunes et les actionnaires ne contribuent que très peu au financement de l’Etat. Comment, dès lors, justifier que certains revenus, tels que ceux du capital, soient moins imposés que d’autres ?

1 euro = 1 euro

Aujourd’hui, 83% des recettes fiscales sont perçues sur le salaire et la consommation (TVA) des travailleurs. L’impôt sur le bénéfice des sociétés représente, lui, moins de 11% des recettes fiscales. Quant à l’ensemble des taxes sur le patrimoine, cela représente un montant dérisoire.

Les mécanismes de solidarité qui régissent notre société devrait pourtant faire en sorte que les épaules les plus fortes supportent les charges les plus lourdes ! Aujourd’hui, c’est loin d’être le cas. Les revenus du capital échappent à la progressivité de l’impôt (car soumis à un impôt forfaitaire) tout comme les intérêts et les dividendes. D’autres revenus, comme les loyers, sont très peu imposés.

Globalisation

Si nous voulons la justice fiscale, chaque euro gagné doit être imposé de façon équitable, à un taux progressif. Sans quoi, ce sont toujours les mêmes à être solidaires, pendant que les actionnaires et les grosses fortunes ne participent pas au financement des services publics, des mécanismes de solidarité et des soins de santé. Sans un impôt juste et une contribution de tous, l’ensemble de ces services est menacé.

0€ sur les plus-values

A titre d’exemple, à l’étranger, la taxation des plus-values sur les actions s’élève en moyenne à 37%, alors qu’en Belgique les actionnaires ne paient rien !