18 décembre : journée des droits des travailleurs migrants

18 décembre : journée des droits des travailleurs migrants

Les politiques actuelles du gouvernement belge et de l’Europe en matière de migrations sont inacceptables.

 

Elles se fondent sur une vision purement utilitariste de la migration : les travailleurs migrants sont considérés comme de simples marchandises dont il suffit de réguler les flux pour satisfaire les besoins de l’économie mondialisée.

 

Ce 18 décembre, syndicats, CIRE et ORCA dénoncent la non ratification par la Belgique :

 

  • De la convention des Nations Unies pour la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille. 

Le texte fait référence à tous les migrants qui « vont exercer, exercent et ont exercé » un travail pendant tout le processus de migration. Pour tous, avec ou sans papiers, des droits fondamentaux sont réaffirmés, "considérant la situation de vulnérabilité dans laquelle se trouvent fréquemment les travailleurs migrants et les membres de leurs familles " 

  • De la convention de l’OIT (143) sur les travailleurs migrants. 

La Convention prévoit, entre autres, le principe d’égalité de traitement en ce qui concerne l’accès à l’emploi, les droits syndicaux, les droits culturels et les libertés individuelles et collectives. 

 

Ensemble, syndicats, ORCA et CIRE réclament : 

 

  • L’octroi d’un titre de séjour à toute personne qui en a introduit la demande et qui n'a pas obtenu de réponse définitive après six mois alors que ce retard est de la responsabilité de l’une des Administrations concernées ;
  • La fin des dispositions légales qui criminalisent le séjour irrégulier ;
  • La prise en compte de toutes les plaintes liées à l’exploitation des travailleurs en situation irrégulière
    • en s’assurant de la protection des travailleurs en situation irrégulière (pas de retour) et du paiement des éventuels arriérés de salaires
    • en responsabilisant les employeurs dans la chaîne des sous-traitants 

 

  • La mise en place d’une procédure de régularisation humanitaire sur base de critères clairs, permanents et non limitatifs (en ce compris le critère travail), avec une Commission à cet effet ;
  • La ratification
    • de la convention internationale de l’ONU sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants, et des membres de leur famille
    • de la convention 143 de l’OIT sur les travailleurs migrants.

 

Ce sont ces revendications que les organisations ont défendues ce jour au cabinet de la secrétaire d’Etat à l’asile et la migration, Maggie De Block.