20 jours de congé paternité

20 jours de congé de naissance pour plus d'égalité

"Un cinquième des pères ne prend pas de congé naissance. Pour expliquer ce choix, ils invoquent trois raisons : la pression de la part de l’employeur, la crainte d’être mal vu par ses collègues et la peur de passer à côté d’une potentielle promotion."

20 jours de congé de paternité. C'est ce que la FGTB souhaite. Via un congé de naissance de 10 jours obligatoire afin d’enlever la pression exercée sur les travailleurs pour qu’ils renoncent à ce congé. Et prolongé d'un congé de naissance de 10 jours facultatifs, à prendre librement à partir de 3 mois avant la date d’accouchement présumée jusqu’à six mois après la naissance. Aussi pour les demandeurs d'emploi.

20 jours pour plus d’égalité entre les hommes et les femmes

Des études démontrent que la période après l’accouchement constitue le moment privilégié pour adopter de bonnes habitudes au sein de la famille.

« Etre absent dès le début de la vie renforce immédiatement la répartition classique des rôles »

Au-delà de l’attachement à l’enfant, la présence du père et le fait que les deux parents prodiguent des soins au nouveau-né va permettre de sortir du piège de la répartition classique des rôles (la mère en faisant plus que le père), qui une fois installé est souvent très difficile à changer.

Il est nécessaire que les pères assument plus de tâches de soins dans le ménage et à la naissance de l’enfant, si nous voulons viser à plus d’égalité entre les hommes et les femmes. Ce changement de mentalité ne peut se faire que grâce à la présence du père pendant les premières semaines, et donc via une prolongation du congé de naissance.

Propositions de la FGTB

La FGTB plaide en faveur d’un congé de naissance de 20 jours.

  • Les 10 premiers jours sont obligatoires et à prendre dans le mois qui suit la naissance.
  • Les 10 jours suivants sont à prendre librement à partir de 3 mois avant la date d’accouchement présumée jusqu’à six mois après la naissance.
  • Pendant la période de congé, il ne peut pas y avoir de perte de revenu. L’employeur paie le salaire ordinaire la première semaine et paie ensuite un complément à l’allocation AMI.
  • Pour ce qui est du congé de maternité aussi, nous maintenons notre revendication qu’il ne peut y avoir de perte de revenus. Une grossesse ne peut donner lieu à des discriminations. La FGTB plaide toujours pour le maintien intégral du salaire pendant la période complète du congé de maternité.
  • Les demandeurs d’emploi doivent eux aussi avoir droit au congé de naissance. À la suite des contrôles de disponibilité poussés, la naissance d’un enfant, ou les soins demandés les premières semaines, peuvent leur coûter cher.