23 juin, Journée internationale des Sercices Publics

23 juin, Journée internationale des Sercices Publics

Les services publics sont au cœur de notre quotidien. Nous avons pourtant tendance à oublier à quel point ils jalonnent nos journées, nos vies, du matin au soir et de la naissance à la mort.

En effet, que serait une société sans services publics ? Il suffit d’essayer d’imaginer une société sans transports en commun, sans services de voirie et d’égouts, sans police, sans tribunaux, sans épuration d’eau, sans canalisations de gaz, sans bibliothèques, sans écoles, sans théâtres ni salles de spectacles, sans services administratifs communaux, sans cantines ni excursions scolaires, sans écoles gratuites, sans crèches, sans centres de réhabilitation, sans logements sociaux, sans trains, sans eau potable, sans accès à la culture, sans tribunaux ni prisons, ni hôtels de ville… sans soins de santé préventifs et curatifs, ni dépistages de maladies, ni services d’urgences dans les hôpitaux, sans universités ni cours du soir, sans traitement des déchets, sans radio ni télévision publiques, sans pompiers, sans parcs, sans musées…

Ou plutôt, imaginons un monde avec tout cela, mais à payer au prix coûtant. Un monde où, dès lors, quelques personnes très riches pourraient s’offrir le grand luxe de ces services pourtant indispensables à une vie décente, et où la grande majorité de la population devrait plutôt choisir entre mettre un enfant à l’école ou se chauffer, ou soigner son cancer, ou s’offrir une voiture car il n’y aurait pas de bus, entre inscrire son enfant à une journée sportive ou aller à un concert philharmonique, entre… et…, le tout dans un quartier non éclairé, non bitumé et jonché d’immondices.

Parce que les services publics répondent aux principes essentiels d’égalité, d’universalité, d’accessibilité, de continuité, d’efficacité et de mutabilité, ils apportent une plus-value sociale à tous niveaux et contribuent à la richesse économique et à la qualité de l’emploi.

Or, le gouvernement Michel et les injonctions de la Commission européenne mettent en danger les services publics. Sous-financés, désinvestis humainement et matériellement, certains services sont de moins en moins en mesure de répondre au besoin de qualité et d’adaptabilité aux besoins de la société telle qu’elle évolue. Non-remplacement des fonctionnaires, manque de moyens pour les communes, suppression de guichets dans les gares, réduction des effectifs hospitaliers, coupes drastiques dans les budgets de la culture,… ces décisions politiques ont des conséquences désastreuses tant sur les services rendus aux usagers que sur les travailleurs du secteur public... Quand elles ne mènent pas à des situations grotesques telles que la paralysie de l’espace aérien.

Le coût social est abyssal, et c’est l’ensemble de la population qui en paie le prix fort !

ce 23 juin nous rappellerons, à travers la campagne « Mon service public, j’y tiens ! », qu’il est urgent, indispensable de remettre au centre du projet démocratique que l’on défend, l’importance et la valeur des services publics. De les défendre, de les revendiquer. D’en faire de nouveau ce qu’ils méritent d’être tous les jours de l’année : une priorité.