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8 juin 2010 : « tax freedom day »

8 juin 2010 : « tax freedom day »

 

A l’occasion de ce que PricewaterhouseCoopers appelle la « tax freedom day » et à la veille des élections fédérales, la FGTB souhaite rappeler ses priorités pour une fiscalité équitable au futur Gouvernement.

Si la FGTB s’accorde avec PWC pour dire que la Belgique peut faire mieux pour attirer des investissements étrangers et atteindre de meilleurs résultats, elle ne peut rejoindre le consultant sur son appréciation du coût du travail « trop élevé ». La FGTB prône, elle, une nouvelle fiscalité, plus juste, qui baisse l’impôt sur les bas et moyens salaires. Parce qu’il n’est pas acceptable que les plus fragilisés payent plus d’impôt alors que d’autres l’éludent.

 

Ainsi, la FGTB continue à réclamer :

  • la levée du secret bancaire ;
  • l’imposition des grosses fortunes ;
  • la taxation effective de tous les revenus (mobiliers, immobiliers et professionnels) ;
  • la suppression des intérêts notionnels (et la conditionnalité de toute aide publique à la création d’emploi) ;
  • le renforcement de la progressivité de l’impôt.

 

Chaque citoyen ou entreprise devrait désormais payer l’impôt à hauteur de ses capacités contributives réelles.

Or, le taux implicite de taxation pour les sociétés est, selon la BN, de 17%, c’est-à-dire la moitié du taux officiel de 34%. Ainsi, AB Inbev fait 2,4 milliards de bénéfices et a reçu 70 millions d’intérêts notionnels, mais ne paye que 400 millions d’impôts…et souhaite se séparer de 300 de ses travailleurs.

Pour la FGTB, l’impôt est essentiel, y compris pour le bon fonctionnement des entreprises. C’est bien grâce à l’impôt que l’on peut payer les enseignants, les pompiers, les policiers, les infirmières, les agents pénitentiaires, les conducteurs et accompagnateurs de train,…