Action pour la journée internationale des migrants

Les travailleurs migrants ont des droits !

 

A l’occasion de la journée internationale des migrants, plusieurs centaines de militants se sont réunis devant le cabinet de Maggie De Block dans le but de réaffirmer et de promouvoir les droits des migrants.


La défense des droits de l’Homme a une portée universelle et ne peut exclure les migrants. C’est ce que la FGTB, la CSC, le CIRE et l’ORCA ont rappelé ce 18 décembre lors d’une action face au cabinet de la Secrétaire d’Etat à l’asile et à la migration.

 

 

 

 

Pour la FGTB, la CSC, le CIRE et l’ORCA, les politiques actuelles du Gouvernement belge et de l’Europe considèrent les travailleurs migrants comme de simples marchandises dont il suffirait de réguler les flux pour satisfaire les besoins de l’économie mondialisée.

 

 


Nos organisations ont rencontré les membres des différents gouvernements concernés et mis sur la table une série de revendications :

  • la fin de la criminalisation des migrants qui n’ont pas de titre de séjour & le respect de leurs droits fondamentaux ;
  • la mise en place d’une procédure de régularisation humaine sur base de critères clairs et objectifs, avec une Commission permanente à cet effet ; 
  • la prise en compte du critère travail pour les travailleurs migrants dont l’emploi a été régularisé ;
  • une circulaire ministérielle qui considère l’ « attente anormalement longue » comme critère de régularisation (pas comme élément à charge du travailleur !);
  • la prise en compte de toutes les plaintes liées à l’exploitation des travailleurs en situation irrégulière en s’assurant de la protection des travailleurs en situation irrégulière (pas de retour) et du paiement des éventuels arriérés de salaires et en responsabilisant les employeurs dans la chaîne des sous-traitants ;
  • l’introduction d’un protocole de progrès social dans les traités européens :« A travail égal, salaire égal » ;
  • la ratification de la convention internationale de l’ONU sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants, et des membres de leur famille et de la convention 143 de l’OIT sur les travailleurs migrants.