Brutalité policière et manifestation antifasciste

Brutalité policière et manifestation antifasciste

 

Les manifestants reçoivent des amendes administratives. 

 

Le 17 juin dernier, des manifestants antifascistes, jeunes FGTB et JOC (jeunesse ouvrière chrétienne), s’étaient opposés à voir défiler cote à cote la formation d’extrême droite du Parti Populaire (PP) ainsi que la milice néo-fasciste Nation.

 

La police avait réagit en arrêtant violemment les jeunes antifascistes pourtant pacifiques dans la station de métro Trône. Les images de la bavure policière ont largement circulé dans la presse et ont déclenché une indignation généralisée. La ministre Milquet et le bourgmestre Thielemans s’étaient alors empressés d’annoncer une enquête.


Depuis le 29 novembre 2012, les participants à cette contremanifestation reçoivent des amendes
administratives pour « participation à une manifestation non autorisée ».

 

Au delà de la répression politique que ces amendes constituent, on peut s’étonner de l’intitulé de l’amende
puisque la ville de Bruxelles avait annoncé par voie de presse le vendredi 15/06 qu’elle
autorisait la manifestation d’extrême droite et la contremanifestation antifasciste.


Les autorités communales semblent, en outre, plus efficaces pour distribuer des amendes
administratives à des jeunes engagés contre la haine de l’autre que pour faire appliquer la loi
Moureaux. On se souviendra en effet, que la manifestation du PP et de Nation avait défilé en
scandant des appels à la haine et des slogans racistes ce qui est pourtant interdit par la loi.

 

De plus, six mois après les faits, la promesse d’enquête reste,
une fois de plus, lettre morte. La ministre Milquet et Mr. Thielemans couvrent leur police
malgré la bavure évidente. Il n’y a que la plainte engagée par les manifestants, à leurs frais,
qui force les autorités à assurer un minimum de suivi.

 

Les organisations de jeunesse dénoncent avec force l’utilisation d’amendes administratives
arbitraires et manifestement injustes pour décourager l’engagement des jeunes et leur
expression politique. Ils s’opposent à l’application par Mme Milquet et
Mr Thielemans d’un « deux poids deux mesures » des plus dangereux au vu de la gravité des
faits. Il est donc évident que les amendes sont contestées par les jeunes qui refusent de les payer. 

 

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