Chiffres ONSS : il y a du pain sur la planche en matière d’emploi !

Chiffres ONSS : il y a du pain sur la planche en matière d’emploi !

Avec son rapport « Estimations rapides de l’emploi salarié pour le troisième trimestre 2016 », l’ONSS fournit des sources incontestables bien plus réalistes que les chiffres triomphalement avancés par la Banque Nationale et le gouvernement Michel. Ici, il s’agit en effet de faits et non de prévisions.

Si le nombre d’emplois dans le secteur privé a augmenté de 77.000 unités sous le gouvernement Michel (T3 2014 – T3 2016), le nombre d’emplois à temps plein n’a augmenté - sur la même période - que d’1,5% par rapport à une augmentation de 18% (!) du travail intérimaire et du travail saisonnier et de 3,5% des emplois à temps partiels. L’augmentation du volume de travail n’a même pas atteint 54.000 unités pendant cette même période.

La FGTB a toujours souligné que seul l’emploi durable et de qualité devait être prioritaire. Seuls des emplois à temps plein offrant des perspectives et un revenu fixe peuvent garantir aux travailleurs un pouvoir d’achat. Si plus d’emplois sont nécessaires, ce sont surtout d’emplois à temps plein dont notre économie a besoin. À ce niveau, des efforts supplémentaires sont donc encore nécessaires.

Par ailleurs, il est constaté que le gouvernement Michel a supprimé, sur la même période, 13.000 emplois à temps plein dans les services publics. Ceux-ci ont tout simplement disparu dans le cadre des mesures d’austérité. Avec de lourdes conséquences pour la qualité et l’offre de nos services publics.

Enfin, cerise sur le gâteau : les jeunes ne trouvent pas d’emploi. Leur occupation a baissé de presque 11.000 unités pendant cette législature (de 277.671 à 266.800).

En conclusion, le gouvernement Michel a créé de l’emploi, mais pas nécessairement des emplois de qualité et sûrement pas suffisamment pour porter le taux d’emploi à un meilleur niveau. Sans compter que ce gouvernement supprime des emplois dans les services publics au détriment d’une offre de qualité. C’est donc un bulletin largement insuffisant ne méritant ni réjouissances ni applaudissements que reçoit ce gouvernement juste avant Noël.