Concertation sociale : des avancées

Concertation sociale : des avancées

 

La FGTB a fait une première analyse des corrections amenées par le Gouvernement suite aux mobilisations syndicales de décembre et à la grève générale du 30 janvier.

 

Des questions subsistent et devront trouver réponse dans les jours qui viennent. Mais les corrections apportées peuvent être considérées comme positives, par exemple :

 

  • le Gouvernement prévoyait la prépension à partir de 60 ans, il accepte désormais de la maintenir avant 60 ans si le travailleur a 40 ans de carrière ;
  • les prépensions prises avant 60 ans ne compteront plus comme du travail dans le calcul de la carrière mais la concertation sociale permet qu’elles soient prises en compte si le travailleur exerce un métier pénible ;
  • on réintroduit la prépension à 58 ans avec 35 ans de carrière pour les travailleurs en équipes ou en services interrompus ;
  • l’employeur sera désormais obligé de remplacer un travailleur prépensionné ;
  • la pension anticipée se prendra à 62 ans avec 40 ans de carrière (au lieu de 60 ans avec 35 ans de carrière) mais le Gouvernement accepte de limiter à deux ans l’allongement de la carrière pour les travailleurs qui seront âgés entre 57 et 61 ans au 31 décembre 2012 ;
  • les allocations familiales seront prolongées pendant le stage d’attente ;
  • on supprime le contrôle dispo pour les prépensionnés à partir de 56 ans ;
  • les travailleurs dans les métiers lourds ou ceux qui, à 50 ans, ont au moins 28 ans de carrière, pourront encore prendre un crédit-temps de fin de carrière (4/5 temps) à 50 ans (les autres devront attendre d’avoir 55 ans) ;
  • tous ceux qui étaient déjà en crédit-temps ou en prépension (ou qui étaient déjà en préavis pour l’un de ces deux régimes) avant l’annonce des nouvelles mesures, maintiennent des droits de pension complets.

 

Cependant, la FGTB déplore qu’aucun élément concret n’ait encore été noté pour ce qui concerne les services publics !

 

Par ailleurs, on continuera à se mobiliser pour :

  • que chacun participe fiscalement selon ses véritables revenus (taxation de la fortune, du capital, suppression des intérêts notionnels) ;
  • un véritable Plan de relance qui crée des emplois durables de qualité ;
  • qu’un signal clair soit envoyé au Conseil et à la Commission européenne : il faut des euro-obligations et une taxe sur les transactions financières.

 

Enfin, le contrôle budgétaire que va faire le Gouvernement sera très important dans notre évaluation finale de la situation. Les nouvelles mesures prises ne pourront en aucun cas fragiliser une nouvelle fois les travailleurs et les allocataires sociaux !