Concertation sociale : la FGTB suspend sa participation

Concertation sociale : la FGTB suspend sa participation

La FGTB avait tiré la sonnette d’alarme...

 

Sous la pression des employeurs, le Gouvernement a décidé unilatéralement :
 

  • d’un gel des salaires : il n’y aura donc pas d’Accord interprofessionnel 2013-2014 puisque le politique a retiré aux interlocuteurs sociaux le cœur même de l’AIP.
    Pour rappel, l’AIP est négocié tous les deux ans entre interlocuteurs sociaux (syndicats et employeurs du pays) et concerne, surtout, les augmentations de salaire de 2,6 MIO de travailleurs du privé ;
     
  • de modifier le panier de l’index, avant la réforme de l’index prévue pour 2014. Désormais, les soldes seront prises en compte et un nouveau de calcul sera fait pour le fioul domestique. Résultat ? Moins 90 €/an pour les travailleurs (sur base d’un salaire moyen).

 

Désormais, la coupe est pleine

Mais il restait des dossiers sur la table sociale : le Gouvernement a alors demandé aux interlocuteurs sociaux du groupe des 10 de lui remettre des Avis concernant :

  • La liaison des allocations sociales au bien-être ;
  • Le salaire minimum interprofessionnel (dont le salaire minimum des jeunes et son relèvement à hauteur de celui des adultes) ;
  • Les (nouvelles) réductions de cotisations demandées par les employeurs ;
  • La flexibilité ;
  • Le statut ouvriers-employés.

 

Liaison au bien-être, augmentation du salaire minimum interprofessionnel, et réduction des charges ont fait l’objet d’Avis, avalisés par syndicats et employeurs, qui ont déjà été remis au Gouvernement.

 

Qu’attend-t-il pour les faire appliquer ? C’est la question que se pose la FGTB, qui, inquiète et exaspérée par l’attitude attentiste du Gouvernement, vient de suspendre la concertation sociale.

 

Modernisation du marché du travail & flexibilité

Lors de son dernier bureau politique du 5 février 2013, la FGTB devait se pencher sur le 4ème Avis qui concerne la flexibilité. La FGTB a préféré analyser la situation dans son ensemble et a pris tous les éléments en considération avant de se positionner en faveur d’une suspension de la concertation.

 

Outre la question du gel des salaire, de la manipulation (surprise) de l’index, et de la non exécution des Avis remis au Gouvernement sur la liaison des allocations sociales au bien-être et l’augmentation du salaire minimum interprofessionnel, la FGTB n’oublie par la réalité des travailleurs.

 

Ils sont de plus en plus nombreux à être confrontés à des vagues de licenciements sans précédents (Arcelor, Ford pour ne citer que les plus récentes) qui les envoient au chômage. Et les employeurs réclament un allongement du temps de travail via l’augmentation des heures supplémentaires (4ème Avis).

 

Pour la FGTB, il n’est pas acceptable que l’on augmente encore la possibilité pour certains travailleurs de prester ces heures supplémentaires alors que d’autres sont licenciés et dans l’attente d’un emploi, le tout sans garanties d’un enregistrement électronique du temps de travail pour permettre un contrôle syndical accru.

 

Il n’y a pas de fatalité, des solutions existent pour plus de justice sociale

La FGTB se mobilisera massivement le 21 février prochain au sein du front commun syndical. Elle revendiquera du pouvoir d’achat, via la création d’emplois de qualité, le maintien intégral de l’index et une fiscalité plus juste et plus progressive.