CP Equal Pay Day: 5ème journée de l'égalité salariale

Equal Pay Day: 5ème journée de l'égalité salariale

 

A l’occasion du lancement de sa 5ème campagne en faveur de l’égalité salariale, la FGTB compare la perception de l’écart salarial avec la réalité de terrain.

La FGTB a commandé une étude au CRIOC.

Quels enseignements en retirer?

  • Six répondant sur dix estiment que c’est au monde du travail d’œuvrer pour davantage d’égalité entre femmes et hommes (slide 6 CRIOC). La FGTB se voit ainsi renforcée dans la démarche qu’elle adopte depuis des années (5ème campagne) en faveur de l’égalité salariale.
  • Selon l’indicateur de la FGTB, qui intègre les temps partiels dans son calcul, l’écart salarial est désormais de 23,46% (alors que la perception de l’écart se situe à 2,2% selon l’étude CRIOC, slide 9) : il est terriblement nécessaire de poursuivre la sensibilisation sur cette question ! La FGTB y travaille surtout dans les entreprises, des campagnes grands publics seraient aussi les bienvenues!
  • Deux personnes sur trois pensent que l’écart s’explique par un choix personnel des femmes de travailler à temps partiel (slide 11 CRIOC). En réalité, selon nos derniers chiffres, seuls 10% des femmes qui travaillent à temps partiel le font par choix délibéré.
  • Ceci a bien entendu des conséquences sur les droits de ces femmes en matière d’allocations. En effet, si l’on prend l’hypothèse d’une travailleuse de 47 ans, qui a un conjoint et 25 ans de carrière, ses allocation de chômage se monteront à 1000€ si elle est à temps plein et à 500€ si elle est à temps partiel. Pourtant, trois répondants sur quatre estiment que les droits en matière de sécurité sociale sont conservés quand on travaille à temps partiel….(slide 20 CRIOC)
  • Par contre, les personnes interrogées se rendent compte que l’écart s’explique par la difficulté pour les femmes d’accéder à des fonctions dirigeantes. Les chiffres démontrent en effet que les femmes ont trois fois moins de chance d’obtenir une promotion qu’un homme. Elles sont aussi moins de 20% à accéder à des fonctions de directeurs ou de cadres.
  • Enfin, 24% de pouvoir d’achat supplémentaire permettrait de rencontrer certains besoins (en matière de loisirs mais aussi de vêtements, d’énergie,…), ce qui contribuerait à faire tourner notre économie (slide 14 à 19 CRIOC). La FGTB continue à revendiquer davantage de pouvoir d’achat, a fortiori en temps