CP Rapport annuel de la BNB

Rapport annuel de la BNB

 

La BNB publie aujourd’hui son Rapport annuel. Comme c’est la tradition, l'analyse et le commentaire sur l'évolution économique se situent dans le cadre des priorités définies par la Banque centrale européenne (BCE). La stabilité des prix et l'élimination rapide des déficits publics restant la préoccupation majeure, voire unique, de celle-ci.

Toutefois, le rapport met des accents que souhaite souligner Rudy De Leeuw, président de la FGTB et régent de la BNB.

 

  • L'importance d'une politique européenne efficace pour soutenir la demande.
    Une telle politique suppose des stratégies de sortie crédibles qui nécessitent une coordination renforcée au sein de l'Union européenne. Pour la FGTB, cela signifie qu'il faut s'atteler à une véritable relance européenne, financée par une taxe sur les transactions financières.
     
  • L'augmentation des recettes fiscales, par une lutte intensive contre la fraude fiscale et sociale et par un élargissement de la base imposable.
    Pour la FGTB, cela signifie qu'il faut s'atteler à la suppression du secret bancaire fiscal et s'attaquer à la déduction des intérêts notionnels. Le coût de cette dépense fiscale, qui connaît une croissance exponentielle, s'élève déjà à 4 milliards d'euros, alors que cette mesure n'a pas eu d'effet bénéfique sur les investissements et sur l'emploi.
    En outre, en raison du maintien du secret bancaire fiscal, la Belgique reste un paradis fiscal pour les grandes fortunes et s'isole de plus en plus au sein de la communauté internationale.
     
  • Les banques sont appelées à traduire l'assouplissement de la politique monétaire en octroyant plus facilement des crédits aux ménages et aux entreprises.
    La FGTB ne peut cautionner l’attitude des banques qui ont rétabli leurs marges bénéficiaires plutôt que de soutenir la reprise économique en octroyant des crédits intéressants aux entreprises et aux ménages.
     
  • Le handicap salarial avec les pays voisins s'est stabilisé à 3,5% (en 2009) et, ce, sans tenir compte des subsides salariaux accordés sous forme de réduction du précompte mobilier.
    Cela signifie que la BNB utilise, tout comme le rapport du Conseil central de l'économie, le chiffre correct de l'écart salarial.
    Comme les organisations syndicales, la BNB fait aussi le lien avec les subsides fiscaux salariaux qui tendent à réduire encore davantage l’écart.


Pour Rudy De Leeuw, « l'Europe a besoin d'autre chose qu’une autorité qui mise tout sur la stabilité monétaire et une politique budgétaire restrictive. »

En effet, « L'Union européenne ne pourra retrouver la confiance de la population que si elle arrive à démontrer qu'en organisant la solidarité, elle offre une protection contre la spéculation des marchés financiers. L’Europe doit aussi contribuer à la relance économique et à la création d’emplois par la coopération ».

Avec et au sein de la CES, la FGTB continue à réclamer un gouvernement européen qui s’engage dans un Plan de relance ainsi que dans la lutte contre le dumping fiscal et social.