CP Reconnaissance de l’Etat Palestinien: combien de morts faudra-t-il encore?

Reconnaissance de l'Etat Palestinien: combien de morts faudra-t-il encore?

Combien de femmes, d’hommes et d’enfants devront encore mourir pour que le gouvernement belge juge le moment « opportun » de reconnaître l’Etat Palestinien?

 

Si le parlement a approuvé la résolution demandant au gouvernement de reconnaître l’Etat Palestinien, force est de constater que cette reconnaissance n’interviendra pas avant… « les calendes grecques » !

 

En liant la reconnaissance à trois conditions[1] impossibles à remplir, le gouvernement a pour objectif inavoué de ne jamais l’envisager réellement.

 

Ce faisant, la Belgique nie la réalité juridique de l’Etat Palestinien. Une réalité juridique que le Secrétaire général des Nations Unies vient de rappeler il y a quelques semaines en acceptant l’adhésion de « l’Etat de Palestine » à la Cour pénale internationale.

 

Par ailleurs, la Belgique adopte la plus faible des résolutions votées à ce jour par un parlement d’un Etat de l’Union européenne.

 

La FGTB dénonce cette résolution et rappelle que la reconnaissance de l’Etat Palestinien est un moyen important de redonner une chance à la paix.

 

Chaque nouvelle reconnaissance renforce le statut de la Palestine et favorise la solution négociée de deux Etats coexistant dans la paix.

 

Combien de morts faudra-t-il encore pour que la Belgique juge le moment « opportun » de reconnaître l’Etat Palestinien ?
 

                                                                                                                   

[1] La reconnaissance doit se faire au moment qui sera jugé « le plus opportun » en fonction des conditions suivantes :
L’impact positif de cette reconnaissance afin de relancer ou d’appuyer un processus politique inclusif de négociations entre Israël et la Palestine ;
L’évolution de la concertation entre les Etats-Membres de l’UE et des efforts de l’UE pour soutenir le processus de paix en vue d’une solution définitive et globale respectant les aspirations légitimes de paix, sécurité et prospérité des peuples palestinien et israélien ;
L’existence d’un gouvernement palestinien de plein exercice ayant autorité sur l’ensemble du territoire palestinien.