Droit de grève remis en question en Espagne

Droit de grève remis en question en Espagne

Deux syndicalistes de l’UGT, Rubén Ranz et José Manuel Nogales, accusés d’avoir défendu le droit de grève lors de la grève générale du 29 mars 2012 seront jugés le 21 juin prochain à Madrid. Le procureur général de l’État a requis une peine de 7 ans de prison pour chacun d’entre eux.

Le droit de grève n’est pas un délit !

Le droit de grève est sévèrement remis en question de diverses manières en Espagne, notamment par l'application d'un article du Code Pénal en vigueur depuis la dictature de Franco et qui n'avait pas été appliqué depuis. Sous la pression du gouvernement de Mariano Rajoy, plus de 300 syndicalistes sont actuellement sous le coup de la justice accusés d’avoir exercé leur droit légitime à la grève.

Attaque systématique du mouvement syndical

Pour l'UGT, l'arrestation et la poursuite judiciaire des deux syndicalistes est le signe d’une persécution contre le droit de grève orchestrée par le gouvernement conservateur, via des mesures législatives contre les libertés civiles, et une attaque continue et  systématique envers l’ensemble du  mouvement syndical.

Le gouvernement a approuvé durant la législature antérieure une série de réformes visant à contenir la contestation sociale (notamment la loi dénommée « loi bâillon ») et criminalise et punit le droit de grève, en vertu de cet article du Code Pénal tombé en désuétude.

Atteinte à la démocratie

Ce problème concerne les syndicats mais aussi les travailleurs et les citoyens. Il s’agit d’une atteinte à leurs libertés et à leurs droits et capacité de revendiquer et défendre leurs intérêts. Porter atteinte sur ces droits c’est affaiblir notre système démocratique.