En route pour la réduction collective du temps de travail

En route pour la réduction collective du temps de travail

Sortant de son congrès statutaire du 10 février dernier, la Centrale Générale FGTB de Liège-Huy-Waremme lance sa campagne sur la réduction collective du temps de travail (RCTT).

 

Le projet de réduction collective du temps de travail est pensé sans perte de salaire, c’est-à-dire à l’inverse de ce qui est actuellement fait avec la multiplication des temps partiels et des petits contrats d’intérim.

Les employeurs ne voudront jamais ?

Les employeurs devraient sérieusement s’y intéresser car de nombreuses expériences existent et fonctionnent à travers le monde. Le coût des embauches compensatoires pourrait par ailleurs être nul pour l’entreprise, c'est-à-dire financé par des réductions de cotisations patronales.

C’est impayable ?

Même si cette politique a un cout important, on peut l’estimer moins élevé que le coût des politiques actuelles.

En outre, la réduction collective du temps de travail améliorera le bien-être des travailleurs notamment en réduisant le stress. Or, selon l’enquête récente d’un secrétariat social, deux travailleurs belges sur trois subissent "un stress démesuré au travail". Les effets liés au stress sont de plus en plus négatifs sur la santé et la performance des travailleurs. Les travailleurs stressés se plaignent, entre autres, de maux de tête, de palpitations et d’insomnies, de perte de concentration, de pensées dépressives ou d’accès de colère rapides. Tous ces gains pour l’employeur et la société ne sont pas comptabilisés dans ce modèle.