Intérim : à travail égal, salaire égal

Intérim : à travail égal, salaire égal

Aussi étrange que cela puisse paraître, même si les deux travailleuses font le même travail au sein de la même entreprise, l’une des deux peut perdre jusqu’à 91 euros par semaine, soit 364 euros par mois. Comment une telle injustice est-elle possible? Simplement en fonction du statut de la travailleuse. Si elle est intérimaire, elle voit un certain nombre d’avantages lui passer sous le nez comme par exemple le ballotin de pralines à Noël et la petite prime lors du mariage mais aussi d’autres avantages plus onéreux. Au total, l’addition peut être très salée pour l’intérimaire.

Le combat de la FGTB pour la défense des droits des travailleurs intérimaires est quotidien, mais une fois par an, la FGTB mène une action tournée vers le grand public afin de le sensibiliser au sort des travailleurs intérimaires. Cette année, nous mettons le focus sur tous ces petits avantages qui peuvent sembler anodins mais qui au final laissent un grand trou dans le portefeuille des intérimaires.

Quelle méthode ?

Même si des règles existent, les nombreuses plaintes que nous recevons à la FGTB nous prouvent que les droits des travailleurs intérimaires sont encore trop souvent bafoués. A la FGTB, nous savions qu’il y avait un problème à ce niveau-là, mais nous voulions pouvoir estimer le montant qui peut ainsi passer sous le nez des travailleurs intérimaires. Nous avons donc demandé à nos délégués de dresser la liste des avantages auxquels les travailleurs fixes de l’entreprise ont droit. Ensuite, nous leur avons demandé si selon eux, les travailleurs intérimaires bénéficient eux aussi de ces avantages. Nous avons accordé à chaque avantage une valeur moyenne.

Et en additionnant l’ensemble des avantages, nous arrivons au constat que dans certains cas extrêmes, les intérimaires peuvent perdre jusqu’à 91 euros par semaine, soit 364 euros par mois. C’est énorme.  

Quelques chiffres

A travail égal, salaire égal… pour les intérimaires aussi

Ce principe de base semble évident, pourtant dans les faits, on constate que c’est loin d’être le cas. Même si certains avantages sont prévus par la loi comme par exemple les chèques-repas ou encore les éco-chèques qui doivent être accordés aux intérimaires si les travailleurs fixes de l’entreprise en reçoivent, on constate que dans les faits, c’est loin d’être automatique. Et la situation est encore plus grave dans les entreprises sans délégation syndicale.

Mais à côté des avantages prévus par la loi, il y en a d’autres qui sont tout simplement impossibles à accorder aux travailleurs intérimaires comme par exemple l’assurance hospitalisation. A cela s’ajoutent encore les jours de congé supplémentaires, les primes et bonus, l’assurance groupe.

Une nouvelle prime

La FGTB combat ces inégalités. C’est pour cela que nous réclamons l’introduction d’une nouvelle prime qui permettrait de compenser le manque à gagner pour les intérimaires.