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Journée mondiale de la Justice sociale

Journée mondiale de la justice sociale

En ce 20 février 2020, journée mondiale de la justice sociale, la FGTB entend rappeler quelques fondamentaux. A l’heure où les politiques s’écharpent à coups de slogans, la population attend que de véritables mesures soient prises afin de répondre à ses besoins.

En Belgique, aujourd’hui encore, la pauvreté est un fléau qui menace et afflige de nombreuses personnes. On l’oublie, mais combien de parents doivent choisir entre des vêtements ou des fournitures scolaires ? Combien de couples s’interdisent-ils de fonder une famille tant les loyers sont chers ? Combien de personnes comptent-elles chaque jour en sachant qu’elles ne termineront pas le mois ?

1 personne sur 5 ! 20% de la population belge…

Ce chiffre devrait suffire à mobiliser l’ensemble de la classe politique. Nous devrions les voir s’unir contre la pauvreté et prendre les mesures qui s’imposent. Hélas, trop occupés à leur jeu, ils se sont détournés de leur mission. Ils se sont assis sur le mandat que leur avait confié le peuple. Lutter contre la précarité n’est pas une question de communauté, ni de bord politique. C’est une nécessité. Et cela doit venir du monde politique, pour la simple et bonne raison, que l’appareil public est défaillant. Notre société fabrique des pauvres ! Car c’est l’État qui rend aux allocataires sociaux un revenu sous le seuil de pauvreté. Ce sont les politiques qui se sont attaquées à la sécurité sociale. Ce sont les gouvernements qui ont ordonné des économies publiques pour en faire cadeaux aux privés. Parce qu’ils ont laissé des capitaines d’industrie imposer leur vision, ils ont oublié ce qu’était un pays.

Et pourtant, jamais autant de richesse n’a été produite

On construit une société épanouie comme on bâtit une cathédrale, notre cathédrale sociale, en partant du bas. En renforçant chaque personne, c’est notre pays tout entier qui grandira. Ainsi, établir un système solidaire, où chacun participerait selon ses moyens et recevrait selon ses besoins. En sollicitant la participation de tous les types de revenus, nous pourrions améliorer les allocations sociales, augmenter les salaires et pensions, renforcer notre sécurité sociale. Autant de besoins actuels et pour lesquels la FGTB se bat.

Améliorer la vie des gens, oublier la haine

Si d’aventure, ces principes d’équités et de justice sociale ne suffiraient, pour certains, à justifier un front contre la pauvreté. Que tous retiennent qu’en laissant les graines de la pauvreté germer, ils permettent aux extrémismes de prendre racine. Si nous ne répondons pas aux aspirations de la population, elle se tournera vers des chimères autrefois éprouvées.