Journée sans crédit

Journée sans crédit

Acheter sans avoir d’économies, c’est facile. On nous abreuve de publicités sur le crédit facile, les paiements échelonnés, les facilités offertes par les grandes chaînes de magasin. En arrière-plan, il y a les défauts de paiements, le surendettement.

En bref

Cette année encore, la plate-forme Journée sans crédit, dont fait partie la FGTB, a observé les pratiques et en particulier celles des intermédiaires de crédit. Elle fait des propositions pour améliorer la protection des consommateurs et en particulier des plus vulnérables. En matière de crédit, il y a manifestement encore des lacunes malgré la nouvelle loi adoptée en 2011, notamment dans la formation des intermédiaires de crédit et dans l’encadrement de leurs pratiques.
 

Activités : "Ne vendez pas la peau du cochon avant de l'avoir tué"

 

  • 22/11 :  Gare de Namur de 15h30 à 17h30
  • 23/11 :  Gare de Bruxelles-midi de 15h30 à 17h30
  • 23/11 :  Gare de Charleroi-Sud et de Mons de 06h45 à 08h30
  • 23/11 :  Gare de Mons de 06h45 à 08h30
  • 23/11 :  Gare de La Louvière de 15h30 à 18h30
  • 23/11 :  Gare d'Arlon de 06h30 à 09h00
  • 23/11 :  Gare de Verviers de 06h30 à 09h00
  • 24/11 : Rue Neuve à Bruxelles (en face de l'Inno) se teindra un stand d'information et d'animation autour du symbole de la tirelire.

 Au programme : déguisements, jeux-concours autour de devinettes contenant des expressions liées à l’argent qui seront détournées. Il faudra deviner quelles sont les véritables expressions qui se cachent derrière celles-ci. Distribution de dépliants, de signets, de sacs. Vous pourrez également déguster une bonne soupe gracieusement offerte par les Restos du Cœur.

Plus d'infos ? Cliquez sur le lien de la Journée sans crédit

 

En savoir plus?

Pour améliorer encore la loi sur le crédit à la consommation, la plate-forme plaide, notamment, pour l’obligation d’une formation approfondie des intermédiaires de crédit et l’obligation d’aménager des espaces spécifiques pour l’octroi de crédit. La plate-forme insiste également pour un renforcement des contrôles et des sanctions pour lutter contre les abus en matière d’octroi de crédit.


Plusieurs enquêtes de terrain ont mis en évidence des pratiques irresponsables en matière d’octroi de crédit dans les grandes surfaces.
A quoi sert une législation performante si elle n’est pas appliquée faute de contrôles et de sanctions ?


Un autre domaine pointé du doigt par la plate-forme est celui des clauses abusives fréquemment présentes dans les contrats de vente au mépris des droits du consommateur : indemnités excessives en cas de rupture de contrat par le consommateur, manque de clarté des contrats, cumul de frais divers....
Les relations entre les professionnels de la vente et les consommateurs sont souvent en défaveur de ce dernier. A l’instar de ce qui a été adopté récemment dans les secteurs de l’énergie et des télécoms, la législation devrait être revue pour l’ensemble des secteurs de la vente de produits et services afin de mieux protéger le consommateur et de favoriser une concurrence saine entre les acteurs.

 

Quant au volet "lutte contre le surendettement", la loi sur le Règlement collectif de dettes (RCD) a été modifiée en 2012. Des améliorations intéressantes y ont été apportées notamment sur base des recommandations de la Plate-forme Journée sans crédit. Cependant, l’arriéré judiciaire en matière de RCD devient de plus en plus problématique et a des conséquences humaines désastreuses. Par ailleurs, la loi actuelle n’est pas adaptée aux personnes considérées comme durablement insolvables. Or, le nombre de personnes en insolvabilité structurelle est en augmentation constante.

 

Cette question se posera avec encore plus d’acuité lorsque les mesures d’austérité telles que la dégressivité des allocations de chômage produiront pleinement leurs effets. C’est pourquoi, la plate-forme plaide pour l’instauration d’une remise totale de dettes immédiate (après enquête de solvabilité réalisée par l’Auditorat du Travail), comme cela se pratique déjà en France.

 

Enfin, trop souvent encore, le consommateur hésite très souvent à se lancer dans un procès qui coûterait bien plus d’énergie, de temps, et d’argent que la créance elle-même. Conscient de ces difficultés, la plate-forme soutient les deux propositions de loi actuellement en discussion permettant une action collective pour défendre en justice un ensemble de personnes lésées par une même situation ou un même dommage, en particulier en matière de consommation ("class-action"). L’idée étant d’assurer un droit d’accès à la justice pour tous et ainsi de permettre aux parties de se battre à armes (plus) égales.

 

Trois chiffres :

  • + 7,5 %, c’est l’augmentation en un an du nombre de personnes ayant un (ou plusieurs) contrat d’ouverture de crédit défaillant ;
  • 100.192, c’est le nombre de dossiers de règlement collectif de dettes en cours au 1er octobre 2012. Une augmentation de 6,7 % en un an ;
  • 1.800 %, c’est le taux d’intérêt annuel pratiqué par un organisme de crédit... en toute légalité.

Plate-forme Journée sans crédit : Equipes Populaires, Action sociale BW, Centre d’Appui Médiation de dettes (anciennement Grepa), Centre de Référence de Liège (GIILS), Centre de Référence de Namur (Médenam), Crioc//Oivo, Groupe Action Surendettement (GAS) ,Réseau Financement Alternatif, FGTB//ABVV, JOC, CSC//ACV, Réseau wallon de lutte contre la pauvreté, Réseau belge de lutte contre la pauvreté-BAPN, Forum bruxellois de lutte contre la pauvreté, KAV, Verbruiikersatteljee,Vlaams Centrum Schuldenlast, Beweging van mensen met laag inkomen en kinderen, Netwerk tegen armoede, KWB, Uroc