La démagogie et les slogans populistes mettent en danger les travailleurs et les allocataires sociau

La démagogie et les slogans populistes mettent en danger les travailleurs et les allocataires sociaux de ce pays.

 

Après le Pacte social de 1944, les organisations syndicales ont fortement contribué à construire un Etat qui assure le bien-être et rende tous les services publics nécessaires à l’ensemble de la population. C’est une des raisons pour lesquelles les syndicats ont aujourd’hui leur mot à dire quand, dans le cadre des discussions sur la réforme de l’Etat, il est question des grands piliers de ce modèle : la sécurité sociale et une fiscalité redistributive.

 

Aujourd’hui, la régionalisation de l’IPP menace l’Etat social à plusieurs titres.

 

Ainsi, pour la FGTB, tant qu’un Etat fédéral subsiste, tout le monde doit impérativement contribuer au financement de la sécurité sociale et au fonctionnement de services publics de qualité.

 

En outre, si l’on devait retirer une partie importante de la capacité financière de l’Etat fédéral, l’on provoquerait indéniablement une méfiance des marchés quant à la capacité de la Belgique à rembourser sa dette publique. On devrait aussi déplorer une augmentation des taux d’intérêt et des difficultés supplémentaires en vue d’atteindre la stabilité financière.

 

Enfin, une régionalisation de l’IPP aurait des conséquences sur le salaire net et créerait une situation de concurrence inacceptable entre les travailleurs. On touche ici aussi au risque d’appauvrissement de certains travailleurs, avec -au-delà de la question humaine- les conséquences négatives que cela peut entraîner en termes de consommation interne et de relance économique. Cette régionalisation de l’IPP provoquerait, d’ailleurs, des tracasseries considérables et inutiles.

 

De la même façon, une régionalisation de l’ISOC (pour laquelle nombre d’employeurs ne sont pas demandeurs) entraînerait une concurrence dommageable et compromettrait également la stabilité financière de notre pays.