La FGTB condamne la « militarisation » des services publics

La FGTB condamne la « militarisation » des services publics

En envoyant l’armée dans les prisons pour se substituer aux gardiens en grève, le ministre de la Justice a fait une fois de plus la démonstration du peu de cas que fait ce gouvernement de la concertation sociale et de la qualité des services publics.

Depuis son avènement, le gouvernement Michel a systématiquement privilégié le coup de force à la concertation sociale. Il a réduit celle-ci à une mascarade destinée à temporiser et à amuser la galerie alors que tout est déjà décidé d’avance.

Les lenteurs de la Justice, la surpopulation carcérale et les conditions de vie inhumaines dans nos prisons, indignes d’une société développée, sont de l’entière responsabilité de ce gouvernement. Plutôt que mettre sur pied une fiscalité juste et équitable pour assurer les services de qualité que l’on attend de l’Etat d’un pays civilisé, le gouvernement des droites a préféré opérer des coupes sombres dans les budgets des services publics et dans la sécurité sociale et puiser dans les poches des petits et moyens revenus. Le conflit qui oppose les gardiens de prison au ministre de la Justice n’est que le résultat de ces économies aveugles, du manque de personnel et d’investissements dont le département de la Justice est une des premières victimes.

La FGTB soutient complètement l’action des gardiens de prison soucieux à la fois de leur sécurité et de l’amélioration des conditions de détention des prisonniers. Elle condamne sans appel le recours aux militaires pour casser une grève légitime et la volonté du gouvernement d’imposer par ce biais un service minimum dans les services publics.

« Les menaces qui pèsent sur la sécurité du Pays, ne peuvent justifier le glissement vers une espèce de totalitarisme et de déni de la démocratie sociale. Un gouvernement soucieux de bonne justice ferait mieux de cesser de multiplier les amnisties fiscales et de poursuivre les grands fraudeurs du fisc mis à jour par les Panama Papers », dit Marc Goblet, Secrétaire général de la FGTB.