La FGTB, la CSC et la CGSLB réclament une concertation avec le Gouvernement fédéral

La FGTB, la CSC et la CGSLB réclament une concertation avec le Gouvernement fédéral

La FGTB, la CSC et la CGSLB réclament une concertation avec le Gouvernement fédéral, voire avec les employeurs : pour un assainissement plus juste et une politique crédible de création d’emplois de meilleure qualité.

Pour y parvenir, un préavis de grève est déposé conduisant à une grève générale,
et/ou des grèves sectorielles, le lundi 30 janvier 2012 au plus tard.


Samedi dernier, le Parlement fédéral a voté la confiance au nouveau gouvernement Di Rupo. Mais ce vote n'a pas rétabli la confiance ébranlée des travailleurs et des allocataires sociaux. Au contraire. Les partis gouvernementaux et les employeurs sont restés sourds à l'indignation des nombreux travailleurs, avec ou sans emploi, exprimée lors de la manifestation du 2 décembre. Et cette indignation augmente de jour en jour au fur et à mesure que les travailleurs comprennent les conséquences drastiques que l'assainissement aura sur bon nombre de travailleurs et de chômeurs.


Les organisations syndicales n'ont jamais contesté la nécessité d'un assainissement des finances publiques. Mais elles contestent la façon dont cette opération est organisée. Elles continuent à affirmer que les mesures décidées sont déséquilibrées, injustes et inéquitables, d'autant qu'elles n'offrent pas de perspectives crédibles pour la création d'emplois de meilleure qualité et alors même que l'effondrement de la croissance et de l'emploi est causé en partie par ce type d'opération d'assainissement et par des programmes semblables imposés dans d'autres pays sous la pression de l'Europe, du FMI et des agences de notation.


Cet assainissement est injuste, parce que les grandes fortunes et les gros investisseurs échappent à l'effort, parce qu'au fil des négociations gouvernementales, on a demandé de moins en moins à ceux qui refusent de faire un effort et échappent de toutes les manières possibles à la fiscalité et aux cotisations sociales, transférant ainsi le poids de l'opération vers les travailleurs et les allocataires sociaux, et plus particulièrement sur les quatre catégories suivantes :

  • les jeunes chômeurs dont l’allocation d’attente ne sera octroyée qu’après seulement 12 mois de chômage et ne sera plus payée au bout de trois ans aux cohabitants et chômeurs de plus de 30 ans ;
  • les chômeurs de longue durée pour lesquels les allocations évoluent vers le strict minimum : avec un montant trop faible pour vivre et sans distinction selon les efforts faits ou l'aptitude au travail ;
  • les travailleurs âgés à qui on impose un pacte des générations bis extrêmement lourd à digérer quasi sans mesures d'atténuation et, ce, même pour les métiers pénibles;
  • les femmes qui ont toute la peine du monde à se constituer une carrière complète (dont les conditions de carrière sont renforcées).


En outre, il n'y a même pas un début d’amorce crédible pour la création d’emplois de meilleure qualité ni des perspectives pour l'accompagnement, la formation et l'emploi de chacune de ces catégories.


La critique la plus forte concerne les ruptures de contrat :

  • pour les travailleurs qui sont déjà entrés dans un régime (crédit temps, interruption de carrière, prépension) et qui verront diminuer leurs droits en matière de pension à partir du 1er janvier 2012;
  • pour les travailleurs âgés qui souhaitent rester au travail mais voient remis en cause leurs droits conventionnels à une réduction de leur temps de travail ;
  • pour les travailleurs dont les droits déjà constitués en matière de pension sont rabotés.

 

Le seul espoir visible vient de l'ouverture que le gouvernement a concédée, samedi, au Parlement, sous la pression syndicale, pour organiser une concertation avec les partenaires sociaux. Les trois organisations comptent l'utiliser pleinement pour obtenir des améliorations. Cette concertation doit déboucher à court terme sur des résultats concrets.


Le front syndical exige également que cessent les attaques lancées contre l'indexation automatique par les employeurs et la Banque Nationale.