La FGTB participe au Congrès de la CSI

La FGTB participe au Congrès de la CSI: Maintenant le peuple - De la crise à la justice mondiale

 

A la veille du sommet du G20 à Toronto, la FGTB participe au 2ème Congrès de la Confédération syndicale internationale à Vancouver, au Canada -du 21 au 25 juin- dont le thème principal est la crise.

A l'heure du tout à l'austérité, la FGTB entend faire passer un message fort aux 1.600 délégués et représentants syndicaux des cinq continents en rappelant ses priorités sociales visant une réforme en profondeur de l'économie mondiale, dans l'intérêt des travailleuses et des travailleurs ainsi que des allocataires sociaux.

Pour la FGTB, la question du maintien de l'emploi doit être abordée en priorité, de même que celles de la sécurité sociale, avec le maintien de l’âge de la pension, des restructurations et du dumping social. Le syndicat compte également prendre part aux débats sur les sujets, majeurs, des défis climatiques -liés à la question de la création d'emplois de qualité- et de l'égalité des genres (à cet égard, la CSI est à l’avant-garde dans la mesure où les délégations présentes au Congrès doivent comporter au moins la moitié de femmes sous peine de perdre leur droit de vote).

Au cours de la cérémonie d'ouverture, Sharon Burrow, actuelle présidente de la CSI, a rappelé les origines de la crise et ses conséquences désastreuses pour les travailleurs avec 34 millions de pertes d’emplois. Pour la CSI et sa présidente, le risque est grand de voir les politiques de réductions des dépenses publiques et d’austérité gagner l’Europe et le monde entier.

George Papandréou, premier ministre grec a ensuite pris la parole, par vidéo, en direct depuis les bureaux de l’OIT à New York. Il a rappelé que la Grèce a payé pour son Etat providence soi-disant trop onéreux alors que le problème de la Grèce résidait plutôt selon lui dans la mauvaise gestion, conservatrice, des politiques au service des intérêts privés. Il a insisté sur la nécessité de mettre le secteur financier au service des travailleurs et des citoyens. Pour le premier ministre, il importe en effet de mettre d’urgence sur pied une taxe sur les transactions financières.

Le mardi 22 juin, Anne Demelenne interpelle le directeur général du Fonds monétaire international, Dominique Strauss-Kahn, sur la question de la taxe des transactions financières. La secrétaire générale est particulièrement préoccupée d'apprendre que c'est, en fait, en sous-main pour le FMI, le Conseil de stabilité financière élargi (CSF) -dont les rapports avec les syndicats sont plus que lacunaire-, composé de représentants des banques centrales eux-mêmes et des ministres des finances, qui est à la barre d'une éventuelle nouvelle règlementation sur...les banques!

En outre, le CSF, comme le souligne la CSI dans son rapport thématique, opère avec une totale absence de transparence (voir interpellation d’Anne Demelenne en annexe).

Dans les jours à venir, les membres du Congrès prendront connaissance du rapport thématique "Maintenant le peuple - De la crise à la justice mondiale" et discuteront des résolutions à intégrer en vue de trouver un plus grand commun dénominateur à toutes les organisations syndicales, tant au niveau européen qu'international.

Enfin, le Congrès élira sa nouvelle secrétaire générale, Sharan Burrow, actuellement présidente de la CSI (et à la tête du syndicat australien ACTU) .

Pour rappel, la Confédération syndicale internationale (CSI) compte 176 millions de membres de 155 pays différents.