La FGTB refuse que le Gouvernement Michel - FEB ne s’approprie les pouvoirs de manière anti démocratique.

La FGTB refuse que le Gouvernement Michel - FEB ne s’approprie les pouvoirs de manière anti démocratique.

Le cirque médiatico-politique que les travailleurs ont vécu ces derniers jours connait enfin un épilogue. La NV-a a débranché la prise d’un Gouvernement qui n’aura eu de cesse depuis 4 ans de s’en prendre aux droits fondamentaux des travailleurs. Droit à une pension décente, droit à l’asile et à la migration, droit à un revenu décent, droit de se soigner, etc…

Malgré ce départ, les travailleurs ne peuvent se réjouir des perspectives politiques qui leurs sont proposées et ne se satisfont pas des illusions propagées par les partis politiques au pouvoir.

Ces derniers, adeptes des tours de passe-passe, tentent d’organiser un hold-up démocratique. Représentant d’une minorité de citoyen, les partis composant la « demi-orange bleue » tentent en effet de créer un gouvernement minoritaire s’appuyant sur une base parlementaire permettant de continuer leur entreprise de casse sociale.

Relèvement des conditions d’âge pour accéder aux prépensions, gel des salaires via la suppression de la barémisation et via une norme salariale nulle, accroissement de la pauvreté au travers d’une dégressivité accélérée des allocations de chômages, travail gratuit légalisé avec la création d’un cadre visant à autoriser le travail communautaire, nouvelle offensive sur notre droit à bénéficier d’une pension décente à un âge digne au travers de l’adoption d’un régime de pénibilité fallacieux, etc… Voilà les grandes lignes de l’action politique que ce Gouvernement (minoritaire) des patrons entend nous proposer.

La FGTB condamne ce double hold-up démocratique et social et en appelle au respect de la démocratie et de la concertation sociale.

La FGTB prend également acte de la volonté du monde patronal de débrancher la prise de la concertation sociale. Ceux-ci s’autorisant de négocier les conditions de travail et de rémunération pour les années à venir directement avec le Gouvernement. Allant jusqu’à proposer de trouver une solution avec le monde politique visant à disposer d’une marge d’évolution salariale à condition que les mesures socialement injustes et inacceptables reprises dans le jobs deal voient le jour. Cette négociation en dehors du cadre de notre démocratie sociale est inacceptable.

Face à la planification d’attaques massives contre notre démocratie et contre nos droits sociaux, la FGTB appelle ses membres et l’ensemble des citoyens à participer massivement à la journée nationale d’actions prévue ce 14 décembre.

La FGTB estime qu’il est plus que temps de se diriger sur la voie du progrès social. Cela ne pourra se faire que dans le respect de notre démocratie, dans un Etat de droit et au travers de la concertation sociale. Non dans une situation d’entre deux, ou la seule chose certaine à ce jour, est que les travailleurs continueront à être la cible des attaques massives coordonnées du monde patronal et de certains partis (minoritaires) politiques.