La FGTB se mobilise aussi pour un après Kyoto et une transition juste !

La FGTB se mobilise pour un après Kyoto et une transition juste

 

Au-delà du maintien de l’emploi actuel, qui doit intégrer les impératifs environnementaux, la FGTB veut contribuer à l’avènement d’une troisième révolution industrielle européenne, basée sur des emplois durables et décents dans des filières d’avenir. Mais cette transition doit être juste et ne laisser aucun travailleur, allocataire social, sur le carreau.

 

A l’heure d’une indispensable mobilisation en vue de fixer les objectifs qui doivent permettre de contrer le réchauffement climatique et ses conséquences ravageuses, a fortiori pour les plus fragiles de nos sociétés, nombre d’Etats se trompent de cible.

 

En effet, plutôt que la fin des déductions fiscales pour les économies d’énergie et les véhicules propres, la FGTB attendait la suppression des intérêts notionnels, une véritable lutte contre la fraude fiscale et une réforme de la taxe sur les revenus financiers qui touche réellement tous les revenus du capital.

 

C’est la raison pour laquelle la FGTB participe à la manifestation du 3 décembre prochain à Bruxelles (au sein de la Coalition climat) -voir tract en annexe- ainsi qu’à la Conférence de Durban, qui se déroule du 28 novembre au 9 décembre 2011 en Afrique du Sud. Le syndicat fera partie de la délégation belge officielle de la 17e Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations Unies et sera représenté par Daniel Van Daele, Secrétaire fédéral.

 

La FGTB défend, entre autres:

  • l’inclusion de dispositions sur la « transition juste » dans un accord global, équitable, juridiquement contraignant et ambitieux (cette préoccupation avait été inscrite dans les derniers textes) ;
  • des objectifs clairs de réduction des émissions pour les pays émergents ;
  • la diminution les émissions d’au moins 25 à 40% d’ici 2020 (sur la base des niveaux de 1990) et de 80 à 95% d’ici 2050 afin d’éviter une augmentation de la température mondiale de plus de 2°C d’ici 2100 ;
  • un réexamen de la situation en 2015 (publication du prochain rapport du GIEC) ;
  • un rôle plus important de l’OIT au sein de la Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations unies.