Le deal pour l’emploi du gouvernement Michel précipite les demandeurs d’emploi dans la pauvreté

Le deal pour l’emploi du gouvernement Michel précipite les demandeurs d’emploi dans la pauvreté

Le deal pour l’emploi conclu par le gouvernement en juillet n’est pas une bonne nouvelle pour les demandeurs d’emploi. Dans ce deal, un accord a été trouvé sur la réforme des allocations de chômage. Celles-ci diminueront en effet plus vite. Les demandeurs d’emploi de longue durée sont obligés de faire un service à la collectivité. Des décisions très dures qui ne profitent à personne. En effet:

  1. Il y a trop peu d’emplois

Pour ceux d’entre nous qui sont prêts à travailler, trouver un emploi n’est pas toujours évident. En mai, notre pays comptait 490.318 (!) chômeurs, pour seulement 135.000 postes vacants.

Et ce, sans parler de la qualité médiocre de certains emplois. Le fait que plusieurs se détournent de certains métiers ou fonctions en pénurie, est dû à la mauvaise qualité des offres d’emploi (tant en termes de salaire que de conditions de travail). C’est pourquoi, nous maintenons qu’il faut pleinement jouer la carte du travail faisable, avec un contrat solide et un salaire décent. Parallèlement, il y a le problème du manque de concordance entre ce que demandent les entreprises et les formations proposées aux demandeurs d’emploi. Là aussi, il y a du pain sur la planche.

  1. Allocations plus basses moins de chances

Après une légère hausse des allocations de chômage les 6 premiers mois, à l’avenir, celles-ci diminueront plus rapidement avec le deal pour l’emploi.

Le raisonnement sous-jacent ? Des allocations plus basses inciteront plus vite les demandeurs d’emploi à travailler. Un pur non-sens. Des allocations plus basses n’augmenteront pas les chances d’emploi. Au contraire. Essayer de s’en sortir avec ce qu’ils ont deviendra une activité à temps plein pour les chômeurs.

Car qui dit moins de revenus, dit aussi plus d’économies. Les demandeurs d’emplois résilieront leur abonnement aux transports en commun. Idem pour leur abonnement Internet, d’où une diminution des contacts. Ils diminueront aussi leurs dépenses de santé…. Et donc, au final, auront moins de chances de trouver un emploi.

  1. Des allocations plus vite plus basses une pauvreté accrue

Trop souvent déjà, les demandeurs d’emploi doivent tenter de joindre les deux bouts avec un revenu modeste (lien vers les montants). La moitié de tous les demandeurs d’emploi vit dans la pauvreté. http://www.fgtb.be/-/risque-de-pauvrete-immense-chez-les-demandeurs-d-emploi.

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Faire diminuer plus rapidement les allocations signifie que les chômeurs se retrouveront plus vite en troisième période, où ils ne reçoivent qu’un forfait en fonction de leur situation familiale. Ceci revient à pousser plus vite les chômeurs dans la pauvreté. Surtout quand on sait que les minima en troisième période sont déjà actuellement sous le seuil de pauvreté !

 

  1. Le service à la collectivité n’est pas un emploi

Une fois de plus, le gouvernement avance le service à la collectivité pour les demandeurs d’emploi de longue durée. Il souhaite ainsi que les demandeurs d’emploi acceptent des petits boulots. Les tâches qui cadrent dans un service à la collectivité sont non seulement dénigrantes pour les chômeurs, mais en plus, elles ne donnent aucune perspective de trouver un véritable emploi.

Et la fameuse promesse en rapport avec les « jobs, jobs, jobs » ? Et la promesse de relever les allocations au-delà du seuil de pauvreté ? Une fois de plus, ce gouvernement ne respecte pas ses promesses à l’égard des plus fragiles de notre société. Pire encore, dès que des problèmes budgétaires apparaissent ou dès qu’il n’y a plus d’ambition politique, ce sont ces groupes plus fragiles qui en paient le prix. C’en est assez !

http://www.fgtb.be/-/-tous-les-minima-doivent-augmenter-jusqu-a-10-au-dessus-du-seuil-de-pauvrete-