Le travail faisable : pas sans la participation des travailleurs

Le travail faisable : pas sans la participation des travailleurs

 

La flexibilité est à nouveau à l’agenda du gouvernement. Il serait question de restreindre l’accès au crédit-temps, d’assouplir le régime des heures supplémentaires et d’allonger le temps de travail. « Vaarwel 38-urenweek » (« Adieu les 38 heures ») titrait le journal flamand De Morgen.


En tant que FGTB, nous souhaitons souligner que le temps de travail et l’organisation du travail sont au cœur de la concertation sociale. Les interlocuteurs sociaux connaissent le terrain et sont les mieux placés pour parvenir à des accords équilibrés.


D’ailleurs, notre pays est déjà le champion de la flexibilité. Il y a plusieurs possibilités de travailler plus longtemps, de compenser ce travail en plus maintenant en travaillant moins plus tard : de travailler plus longtemps sur base hebdomadaire ou journalière, de faire des heures supplémentaires, d’‘annualiser’ la durée du travail (respect de la semaine de 38 heures sur base annuelle),… Ceci toutefois moyennant à chaque fois une concertation sociale. Pour le moment, nous avons l’impression que l’équipe gouvernementale veut réduire la concertation sociale à un minimum, voire carrément la supprimer.


Ceci, après qu’en début de semaine, on pouvait encore lire dans la presse l’éloge faite à la croissance, année après année, du nombre total de CCT dans les secteurs et les entreprises!


D’ailleurs, qui pourrait nous expliquer le lien entre les intentions du gouvernement de continuer à flexibiliser le temps de travail (assouplissement des heures supplémentaires, assouplissement du respect de la durée du travail, nouveau renforcement des conditions dans le cadre du crédit-temps,…) et le travail faisable ? Le travail ne devait-il pas être rendu plus faisable dans le cadre du recul de l’âge de la pension tel qu’il a été imposé par ce gouvernement ? Tout semble indiquer que la table ronde sur le travail faisable du ministre Kris Peeters a été un show purement médiatique et que le gouvernement ne garde que l’agenda des employeurs.


Manifestement, le mépris de ce gouvernement pour nos travailleurs n’a aucune limite !