Les bénéfices nucléaires excédentaires doivent refluer vers les consommateurs

Les bénéfices nucléaires excédentaires doivent refluer vers les consommateurs

 

Les bénéfices nucléaires excédentaires doivent refluer vers les consommateurs


D'après une étude ébruitée mais non encore publiée de la Banque Nationale de Belgique (BNB), la rente nucléaire se situerait entre 770 et 920 millions d'euros par an. Par rente nucléaire, la BNB entend les bénéfices réalisés par Electrabel et SPE grâce à la production d'électricité bon marché dans les centrales nucléaires déjà amorties.

 

La CREG, l'instance régulatrice, avait déjà calculé cette rente et était arrivé à un montant bien supérieur qui se situait entre 1,75 et 1,95 milliard d'euros (pour 2007, année où toutes les centrales étaient amorties).

 

La FGTB attend le rapport de la BNB mais tient quand même déjà à souligner qu'elle fait pleinement confiance à l'expertise de l'instance régulatrice du secteur énergétique. En effet, avec les autres membres du Conseil général de la CREG, la FGTB a approuvé en septembre 2010 un avis unanime sur la manière de calculer la rente nucléaire.

 

Par ailleurs, le Conseil général de la CREG s'est prononcé à l'unanimité sur l'utilisation de ces bénéfices nucléaires excédentaires. L'ensemble des bénéfices réalisés sur les centrales amorties doit refluer vers la société et servir à alléger la facture d'électricité par le biais d'investissements dans des énergies renouvelables et dans l'amélioration de l'efficacité énergétique de nos infrastructures résidentielles et industrielles.

 

Pour la FGTB, cela signifie que toute la rente nucléaire doit refluer vers la société! La FGTB prévient le gouvernement qu'il serait inacceptable de décider de considérer la rente nucléaire comme un bénéfice normal taxé au tarif normal de l'impôt des sociétés de 33,99 %.

 

De plus, la FGTB exige que l'on mette vraiment en œuvre une amélioration du fonctionnement du marché de l'électricité pour les consommateurs. Selon la FGTB, cela devrait de préférence se faire dans le cadre d'une renationalisation de la production nucléaire. Une possibilité est que, comme en France, l'électricité nucléaire soit vendue au prix de revient de manière à permettre l'accès à notre marché à de nouveaux producteurs d'énergie au lieu de les exclure du marché à cause de leurs prix trop élevés parce que Electrabel a toujours derrière la main une production nucléaire bon marché pour fixer ses prix.

 

Dans l'intérêt des consommateurs, des entreprises, des investissements et de l'emploi, et pour ne plus être le porteur d'eau d'un groupe français, le gouvernement doit d'urgence revoir sa politique énergétique dans ce sens.