Les travailleurs de 9 pays toujours moins bien lotis qu'avant la crise !

Les travailleurs de 9 pays toujours moins bien lotis qu'avant la crise !

Les travailleurs de 9 pays de l’Union européenne ont gagné moins en 2017 qu’en 2010 ! Ces pays sont l’Italie, le Royaume-Uni, l’Espagne, la Belgique, la Grèce, le Portugal, la Finlande, la Croatie et Chypre.

Ces chiffres sont repris du nouveau rapport « Benchmarking Working Europe 2018 » de l’Institut syndical européen (ETUI) – voir les détails ci-après. Ils ont été calculés par l’ETUI à partir de données indépendantes publiées en février 2018 et portent sur les « salaires réels », c.-à-d. la valeur des salaires en tenant compte du coût de la vie.

Evolution des salaires réels en %

L'Europe a besoin d'augmentations salariales !

« La situation des travailleurs dans plusieurs grands pays reste moins bonne qu’avant la crise » explique Esther Lynch, Secrétaire confédérale de la Confédération européenne des syndicats (CES), « et ces travailleurs sont toujours perdants. Il n'est dès lors pas étonnant que même la Commission européenne et la Banque centrale européenne plaident pour des augmentations salariales plus importantes. C’est essentiel non seulement pour l’équité sociale mais aussi pour stimuler la croissance et créer des emplois de qualité. »

« La perte de pouvoir d’achat des travailleurs en Belgique est tout simplement inacceptable. Comment accepter que les travailleurs aient perdu près de 1,1% de rémunération réelle quand dans le même temps la rémunération des actionnaires et des dirigeants des grands groupes n’a cessé d’augmenter. » souligne Robert Vertenueil, Secrétaire Général de la FGTB.

Il est temps que les travailleurs soient récompensés pour leurs efforts et que les profits soient distribués équitablement. L'Europe a besoin d'une augmentation de salaire. Découvrez la campagne "Pay Rise" de la Confédération européenne des syndicats.

"Il est temps que les employés obtiennent leur part du gâteau économique"

"Les employés ne voient que très peu de la croissance économique", a déclaré Rudy De Leeuw, président de la CES. "Il est temps d'augmenter les salaires réels. Il est temps que les employés obtiennent leur part du gâteau économique. Après tout, ils veillent à ce que les entreprises continuent à fonctionner et que la prospérité soit créée. Le syndicat doit y jouer un rôle, à travers un dialogue social constructif. "

14 euros par heure

La FGTB soutient pleinement cette exigence. La FGTB a d’ailleurs chiffré l’augmentation réelle des salaires nécessaire en Belgique pour sortir les gens de la pauvreté et relancer la machine économique. Un salaire décent, d’au moins 14 euros brut par heure, soit 2.300 euros par mois. Pour tout le monde, même pour les jeunes de moins de 21 ans. Pour Robert Vertenueil, « 14€ de l’heure minimum, ce n’est pas un must. C’est la condition sine qua none pour permettre aux travailleurs de vivre dignement. »

L'indexation automatique des salaires reste sacrée pour nous. Cela garantit qu'avec nos salaires, nous pouvons acheter autant de biens et de services demain qu'aujourd'hui et que notre pouvoir d'achat est préservé. Enfin, nous demandons au gouvernement d'abandonner la loi stricte sur les normes salariales qui limite les évolutions salariales, et qui vous touche dans votre porte-monnaie, et de permettre à nouveau des négociations salariales libres. Parce qu'en limitant le développement de votre pouvoir d'achat, le gouvernement ralentit également la croissance économique potentielle. Croissance requise pour des emplois durables et une sécurité sociale stable.

« Les prix ne cessent d’augmenter. »

« La vie devient de plus en plus chère et les prix ne cessent d’augmenter. Par exemple, l’augmentation annuelle des prix des tickets des trains est inquiétante. Si on augmente les prix, on s’attend alors à voir une augmentation de la qualité du service, ce qui n’est pas forcément le cas aujourd’hui. »

Nous recevons beaucoup de témoignages similaires. Beaucoup de gens voient leur pouvoir d'achat diminuer, alors qu'ils doivent travailler plus dur et plus longtemps, et être plus flexible. Nous sommes convaincus que les choses peuvent être faites différemment et mieux.

Nous croyons que les citoyens ont droit à des services publics forts, de qualité, accessibles et abordables. Cela implique également des transports en commun à prix raisonnables. Les services publics sont une partie importante du pouvoir d'achat.

Lisez nos propositions concrètes ici, notre réponse à cette histoire. La garantie du pouvoir d'achat et l'accès aux services publics sont deux piliers essentiels pour une société juste.