Libération des syndicalistes au Bangladesh

Libération des syndicalistes au Bangladesh

Une large campagne internationale en vue de dénoncer la répression exercée par le gouvernement du Bangladesh sur le mouvement des travailleurs a permis de faire libérer les travailleurs et syndicalistes emprisonnés.

Arrestations de syndicalistes

En décembre 2016, 35 syndicalistes bangladais du secteur du textile ont été arrêtés suite à des protestations organisées pour augmenter le salaire minimum. Une large campagne internationale a alors été lancée, pour dénoncer la répression exercée par le gouvernement du Bangladesh sur le mouvement des travailleurs, et réclamer la libération des travailleurs et syndicalistes emprisonnés. La FGTB y a pris part et a participé à une action symbolique organisée devant l’ambassade du Bangladesh. Cette action avait lieu simultanément dans 16 villes du monde. Une pétition a également été lancée et a récolté plus de 10.000 signatures.

Tout cela semble avoir porté ses fruits : les syndicalistes et travailleurs emprisonnés sont aujourd’hui libérés ! Reste bien sûr à les soutenir dans leur combat pour un meilleur salaire et des conditions de travail décentes.

Violation des normes sur la liberté d'association

Malgré ces libérations, les conclusions de la Commission des Normes de l’OIT de juin 2016, qui stipulent que la Convention 87 sur la liberté d’association, une des plus importante, a été gravement violée par la Bangladesh, restent pertinentes. Au Bangladesh, de tels agissements existent et restent possibles à l’avenir.

La CES et la CSI continuent à demander l’exclusion du Bangladesh du SPG (système de préférence commercial octroyé à certains pays en développement). La CSI, UNI et IndustryAll ont par ailleurs déposé plainte contre le Bangladesh au Comité pour la Liberté d’Association de l’OIT.