Notre sécurité sociale en danger !

Notre sécurité sociale en danger !

Le financement de la sécurité sociale doit répondre aux besoins de la population et ne peut pas dépendre d’objectifs d’économies budgétaires.

Ce dont les gens ont besoin :

  • une sécurité sociale forte capable d’assurer une bonne protection sociale et le bien-être de toutes et tous ;
  • des soins de santé de qualité et accessibles ;
  • une pension légale garantissant une vie décente lors d’une retraite bien méritée.

La Sécu, c’est quoi ? La sécu, c’est toi !

La sécurité sociale vous protège. Tout au long de votre vie. Elle permet de faire face à une maladie, une incapacité de travail, une perte d’emploi, de financer vos soins de santé, votre pension, ...

Elle est alimentée par plusieurs sources de financement :

  • les cotisations sociales prélevées sur vos salaires ( plus de 70% des recettes ! ) ;
  • les moyens fiscaux :
    • le financement alternatif : il s’agit de recettes fiscales servant à compenser les réductions de cotisations sociales accordées aux employeurs ;
    • la dotation classique de l’État ;
    • la dotation d’équilibre de l’État si le budget de la sécu est en déficit.

Pourquoi une réforme du financement de la sécu ?

Les progrès technologiques, le vieillissement mais aussi la crise économique et financière, impliquent que certaines dépenses sociales (pensions, soins de santé, ... ) augmentent plus rapidement que les recettes. Mais surtout, de nombreux types de réductions de cotisations sociales sont appliqués, réduisant fortement les recettes de la sécurité sociale.

Or, la sécurité sociale a un rôle important à jouer dans la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale et contribue à une bonne protection sociale de la population, d’où l’importance de veiller à son équilibre !

Ce gouvernement met la sécu en danger !

Plutôt que d’assurer le financement de la sécu, le gouvernement le rend aléatoire et incertain.

  • La dotation d’équilibre n’est plus garantie mais soumise à une série de conditions.

En bref, pour bénéficier de cette dotation, les départements de la sécu (pensions, soins de santé, ... ) devront prouver qu’ils ont suffisamment contribué aux économies budgétaires décidées par le gouvernement.

Et si les syndicats et les employeurs parviennent à des accords, en permettant une retraite anticipée aux métiers pénibles, et que cela coûte à la sécu, ils devront proposer de réduire d’autres dépenses sociales.

Plutôt que de chercher à assainir les finances publiques au moyen d’une fiscalité juste, le gouvernement choisit de mettre la Sécu à contribution en lui imposant un carcan, quitte à couper dans les soins de santé ou à diminuer les pensions.

  • La dotation classique de l’État est liée à l’allongement de la carrière

Pire encore, il introduit un mécanisme qui serre la vis du carcan : l’augmentation de la dotation classique de l’État sera liée à l’âge effectif moyen de départ à la retraite (6 mois par an !). C’est irréaliste et inacceptable ! C’est une attaque contre les systèmes de départ du marché du travail.

Une société à la population vieillissante signifie une augmentation des dépenses de pension, de maladie et invalidité et de soins de santé. Ce qui nécessite avant tout davantage de solidarité !

  • Le financement alternatif est insuffisant

En réduisant fortement les cotisations sociales pour les employeurs, le gouvernement espère que ceux-ci créeront des emplois qui devraient générer des cotisations et des recettes fiscales.

Cela fait beaucoup de « si ». Le manque à gagner pour la sécu est certain. Les recettes fiscales censées compenser les réductions de cotisations ne sont pas garanties.

Ce dont la sécurité sociale a besoin

C’est d’une dotation d’équilibre garantie qui compense un budget de la sécu en déficit !

C’est d’une dotation de l’État qui tient compte des besoins d’une population vieillissante !

C’est d’un financement alternatif qui compense tous types de diminutions de cotisations sociales !

C’est une question de volonté politique !

La richesse produite en Belgique augmente suffisamment pour trouver des sources de financement innovantes et durables, notamment par le biais d’une fiscalité juste et équitable.

C’est indispensable !

Afin de permettre à la sécurité sociale de contribuer de manière pérenne à une bonne protection sociale pour tous, et plus largement à la cohésion sociale et au bien-être.

Cette intervention unilatérale du gouvernement dans un système social majoritairement financé par les travailleurs, et dont les interlocuteurs sociaux sont les gestionnaires responsables, est inacceptable.