Nouvelles règles sur les crédits-temps et adaptation au bien-être de premières allocations sociales reportées : le gouvernement se dispute au détriment des travailleurs

Nouvelles règles sur les crédits-temps et adaptation au bien-être de premières allocations sociales reportées : le gouvernement se dispute au détriment des travailleurs

La mise en œuvre des nouvelles règles sur les crédits-temps, prévue ce 1°avril, n’aura pas lieu.

Le relèvement des allocations au niveau du seuil de pauvreté pour les isolés en congé thématique, attendu ce 1°avril, est également reporté. Il s’agit pourtant de la première phase de la liaison des allocations sociales au bien-être négociée en marge de l’AIP 2017-2018. 

Le gouvernement a lié ces 2 dossiers, négociés au sein de la concertation sociale, à de nouvelles économies d’un montant de 20 millions d’euros. Et les partis de ce même gouvernement se disputent quant à savoir sur quelles dispositions porteront ces économies.

C’est inadmissible ! Ce retard plonge les travailleurs qui souhaitent bénéficier d’un crédit-temps dans un vide juridique et prive les isolés en congé thématique d’une adaptation de leurs allocations sociales plus que nécessaire face à l’augmentation de nombreuses factures.

Non seulement les travailleurs sont les seuls à supporter la politique d’austérité de ce gouvernement, une austérité que nous ne cesserons jamais de condamner, mais ils paient en plus le prix de son inefficacité.

Alors que le gouvernement a pressé les interlocuteurs sociaux de conclure une CCT crédit-temps avant le 1°avril, il est aujourd’hui le seul responsable de sa non-exécution. En conditionnant l’exécution de ces accords à de nouvelles économies, le gouvernement poursuit son objectif de restreindre les possibilités d’une carrière soutenable.

Pour rappel, la nouvelle CCT crédit-temps étend le crédit-temps avec motif pour soins à 51 mois et l’autorise aux cohabitants légaux ; rend possible le congé parental d’un demi jour par semaine ; préserve toutes les possibilités de crédit-temps de fin de carrière.

La FGTB demande l’exécution immédiate des accords conclus, comme le gouvernement s’y était engagé.