Pas de main tendue, mais une véritable gifle en pleine figure

Pas de main tendue, mais une véritable gifle en pleine figure

 

Les projets de textes de loi concernant le RCC (ancien régime de prépension) et le chômage ne sont pas une main tendue en faveur de la concertation sociale, mais plutôt une véritable gifle pour les travailleurs âgés :

  • ces textes vont plus loin que prévu en ce sens que même l’âge pour les régimes de prépension qui ne sont pas mentionnés dans l’Accord de gouvernement est relevé de 4 ans et ce, malgré les promesses qui avaient été faites ;
     
  • très peu (voire aucune) de mesures transitoires sont prévues ;
     
  • et il est véritablement question de mesures de harcèlement.
     

Les travailleurs occupés dans des métiers lourds sont les plus touchés :

  • pour un travailleur occupé dans un régime 4 équipes, à partir de 2017, il ne pourra prendre sa prépension, après 33 ans de carrière, qu'à 60 ans contre 58 ans aujourd'hui.
     
  • pour un travailleur, dans un travail de nuit ou dans la construction, qui a 55 ans ou moins, l’âge d’accès à la prépension, après 33 ans de carrière, passe de 56 à 60 ans ; par ailleurs, les travailleurs de 56-57 ans ne pourront partir avant leur 60ème anniversaire que s’ils ont reçu leur préavis cette année ;
     
  • un travailleur de 54 ans ou moins, avec une carrière très longue de 40 années à temps plein et qui a commencé à travailler à 14 ans, devra rester actif 46 ans avant de pouvoir partir à l’âge de 60 ans, au lieu de 56 ans actuellement.
     

Pour tous les autres travailleurs de 57 ans ou moins, l’âge de la prépension passe à 62 ans sauf s’ils ont reçu leur préavis cette année.
 

Par ailleurs, comme déjà souligné, les textes contiennent des mesures de pur harcèlement : tous les prépensionnés et travailleurs âgés doivent, sans exception, être disponibles sur le marché du travail jusqu’à leurs 65 ans. Les 60 et plus qui avaient obtenu une autorisation de rester à l’étranger, devront revenir au pays le 01.07.2015 et quand ces travailleurs de plus de 60 ans pourront enfin partir après une carrière longue et/ou lourde, ils devront d’abord suivre un outplacement, puis prouver qu’ils continuent à chercher activement du travail jusqu’à leurs 65 ans. Et plus tard, jusqu’à leurs 67 ans !
 

Les mesures contre les chômeurs constituent une violation des accords sociaux :

  • le complément d’ancienneté pour les futurs chômeurs âgés sera supprimé, alors que nous avions obtenu cette mesure par le biais d’un accord interprofessionnel (avec une cotisation patronale);
     
  • l’amélioration de l’allocation de garantie de revenu (AGR) pour les travailleurs à temps partiel que nous avions négociée dans le cadre des adaptations au bien-être, est réduite et sera finalement diminuée de moitié.
     

Les travailleurs qui ont reçu leur préavis doivent désormais immédiatement s’inscrire comme demandeurs d’emploi.
 

Comment les travailleurs concernés seront-ils informés de cette démarche à faire, notamment dans les PME, alors que les employeurs ne sont pas tenus de les en informer ?!


Enfin, une nouvelle étape est franchie en supprimant des allocations pour quelque 10.000 jeunes ayant quitté l’école en dessous de 21 ans sans un diplôme minimum (généralement des jeunes issus de familles défavorisées) et pour les jeunes de plus de 25 ans.
 

Toutes ces mesures auront pour effet d’accroître fortement la pauvreté, surtout chez les jeunes et les travailleurs âgés.


Nous lançons donc un appel à une participation massive aux actions de grève prévues prochainement
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