Relèvement des allocations minimales : les interlocuteurs sociaux ont fait leur travail, le gouvernement est en défaut

Relèvement des allocations minimales : les interlocuteurs sociaux ont fait leur travail, le gouvernement est en défaut

Le 1er septembre, les allocations minimales en matière de pensions, de maladie et invalidité, d’accidents de travail et maladies professionnelles augmentent de 1,7%. C’est sans aucun doute une bonne chose, puisque ceux qui doivent vivre avec une allocation, ont souvent beaucoup de mal à boucler les fins de mois. Toutefois, si en cours de route, le gouvernement n’avait pas diminué de 40% le budget prévu par la loi, les allocations auraient pu augmenter davantage.

En effet, la répartition de l’enveloppe bien-être se fait au sein de la concertation sociale, entre interlocuteurs sociaux. Ils avaient convenu de relever les allocations minimales de 2%. Le Gouvernement Michel n’a pas tenu compte de leur avis et a prévu un budget pour une augmentation de 1,7%.

Outre les allocations minimales en matière de sécurité sociale, les allocations en matière d’aide sociale sont également relevées. L’allocation de remplacement de revenus augmente de 2,9%, le revenu d’intégration et la garantie de revenus aux personnes âgées de 0,9%. Les allocations d’insertion et les allocations minimales en matière de chômage ont fait l’objet d’un investissement supplémentaire, le risque de pauvreté étant encore beaucoup trop élevé.

Les seules améliorations sociales proviennent des résultats obtenus par la concertation sociale. On peut difficilement dire du gouvernement Michel qu’il œuvre à ses objectifs sociaux, et encore moins qu’il les a atteints. Et ce, bien que le gouvernement s’attribue les mérites de la concertation sociale, comme il le fait encore ici.

Concrètement, les allocations les plus basses sont augmentées, mais jusqu’à ce jour pas mal d’allocations se situent toujours en-dessous du seuil de pauvreté. La FGTB demande au gouvernement de cesser sa politique de démolition de la sécurité sociale et de continuer à assurer ses recettes et son financement au travers de cotisations sociales suffisantes (donc pas de flexi-jobs et autres emplois de ce type). La protection sociale doit rester une priorité.