Sommet sur le Climat : la transition juste absente du débat

Sommet sur le Climat : la transition juste absente du débat


La Confédération syndicale internationale et la FGTB sont inquiets de constater le manque d’ambition de l’accord obtenu à la Conférence sur le climat de Lima. Les syndicats dénoncent également l’absence de toute référence à la transition juste et au travail décent pour les travailleurs et les travailleuses dans l’avancée vers une économie à faible émissions de carbone.


L’objectif poursuivi est de trouver un accord des Parties (194 pays + l’UE) qui succèdera au Protocole de Kyoto et qui permettra de limiter l’augmentation de la température du globe entre 1,5 °C et 2 °C par rapport à la période préindustrielle.


Cet accord devra porter notamment sur les éléments suivants : atténuation, adaptation, finance, développement et transfert de technologies, « capacity-building » (renforcement des capacités), transparence et soutien équilibré.
Cet objectif est confirmé. Cependant, les négociations sur les engagements effectifs des Parties et les chapitres critiques sont reportées en vue de la COP 21 à Paris en 2015.


Bien que soutenu par plusieurs pays dont la France, la Belgique et l’Italie, la transition juste réclamée par les syndicats n’est pas inscrite dans les conclusions de Lima, pas plus que la préoccupation de l’emploi.


Il s’agit désormais pour les syndicats de préparer la COP 21 à Paris, en 2015. C’est le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius qui est en charge de son organisation. Les syndicats français, dont la CGT et la CFDT, sont associés aux travaux préparatoires qui portent sur trois thèmes : la biodiversité et le climat, les transports, la santé/environnement.


Plutôt que de se centrer sur le coût de la non-action, le Gouvernement français a pris le parti de communiquer sur le bénéfice de l’action climatique, que ce soit sur les plans économique, social ou environnemental.