Taux d'emploi en baisse, chômage en hausse

Taux d'emploi en baisse, chômage en hausse

Taux d'emploi en baisse, chômage en hausse

 

Le taux d’emploi baisse. Le chômage augmente. Le gouvernement Michel ne réussit pas à créer suffisamment d’emplois malgré un contexte économique externe positif. La politique du gouvernement, à savoir celle des bas salaires, de la flexibilisation et du rabotage des investissements publics freine le développement économique et la croissance d’emplois.

Contexte économique international

Si nous comparons les chiffres belges aux chiffres européens , une chose saute aux yeux : la Belgique est à la traîne. Le taux d’emploi (% de la population entre 20 et 64 ans ayant un emploi) a diminué de 0,5% entre le premier trimestre de 2015 et le premier trimestre de 2016 en Belgique, alors que dans le reste de la zone euro, on constate un mouvement inverse : une augmentation de 1%. Une part de plus en plus restreinte de la population belge en âge actif a un emploi. A titre de comparaison, durant la dernière année du gouvernement Di Rupo, le taux d’emploi a augmenté de 0,7% !

Performance économique de la Belgique par rapport à la zone EURO

La Belgique reste à la traîne par rapport au reste de la zone euro . Avant l’arrivée du gouvernement Michel, la Belgique avait enregistré une croissance économique plus soutenue que le reste de la zone euro. Sous le gouvernement Michel, la situation est tout autre : la Belgique est à la traîne par rapport aux autres.

Les chiffres du chômage

Ici aussi, nous figurons en queue du peloton européen. Depuis début 2015, le chômage est en baisse dans la zone euro. Par contre, en Belgique, on ne parvient pas à le réduire.

Le graphique ci-dessous indique l’évolution du taux du chômage par rapport à l’année précédente. En juin 2016, le taux du chômage global avait baissé de 1,2% par rapport à juin 2015. En Belgique, la progression est à peine perceptible. Alors que le chômage est en baisse dans le reste de la zone euro, la Belgique fait du surplace.

Notons également que si l’on se fie aux chiffres absolus, le taux de chômage semble diminuer, mais cette analyse ne tient pas compte des nombreuses personnes qui disparaissent des chiffres du chômage en raison de suspensions ou de changements de réglementation :

  • en 2015 et dans les premiers mois de 2016, 45.000 allocations d’insertion ont été supprimées. Le fait que ces personnes disparaissent des statistiques ne signifie pas pour autant qu’elles ne sont plus au chômage.
  • durant toute l’année 2015, le nombre de personnes bénéficiant d’un revenu d’intégration a augmenté de 13.500 unités, soit une augmentation de plus de 13,2%. Cette hausse est en majeure partie imputable à la réforme du régime du chômage et de l’allocation d’insertion pour les jeunes ce qui explique 8,6% de l’augmentation. A noter d’ailleurs que parmi les bénéficiaires du revenu d’intégration, le nombre de jeunes de 18 à 24 ans ne cesse d’ailleurs d’augmenter. Ce chiffre atteint déjà les 30,9%.
  • le nombre de malades de longue durée a augmenté fin 2015 de 10.000 unités par rapport à l’année d’avant, soit une augmentation d’environ 8%.

Quid du budget?

Le budget est une farce. Le comité de monitoring a publié mi-juillet son évaluation intermédiaire du budget 2016. Les résultats sont ahurissants. Le tableau ci-dessous indique le déficit structurel (le déficit ‘ordinaire’ épuré des composantes cycliques et des one-shots) tel qu’il est estimé par le comité de monitoring et tel que le gouvernement l’avait estimé lui-même (objectif).

Le budget rate largement son objectif. En 2016, des économies supplémentaires à concurrence de 1,3 milliard d’euros devront être réalisées pour remplir l’objectif européen. Ces économies s’élèveront à 2,4 milliards en 2017.

Cette situation est en majeure partie due aux recettes fiscales plus basses que prévu. L’Etat lève moins de fonds dans tous les domaines. Ceci n’est pas uniquement imputable à la croissance économique plus faible que prévu, mais aussi au refus du gouvernement Michel de mettre sur pied un système d’impôts équilibré. Plus tôt cette année, le FMI avait déjà lancé une mise en garde contre les effets négatifs du tax shift sur les recettes de l’Etat. Une mise en garde que le gouvernement avait ignorée. Ce dernier n’hésitera pas à se rattraper, une nouvelle fois, sur le dos des travailleurs.