Dans le cadre des discussions sur le Pacte des Générations, la FGTB avait réclamé et obtenu que les travailleurs à temps partiel qui perçoivent un salaire modeste (NDLR : les femmes) ne soient plus victimes de discrimination en ce qui concerne leur pension minimum.
Le Pacte prévoyait cette amélioration pour le 1er octobre prochain.
Actuellement, le droit à la pension minimum n’est ouvert qu’aux travailleurs qui peuvent justifier 30 ans de carrière à temps plein. Cela signifie qu’une femme qui a travaillé pendant 25 ans à temps plein, puis pendant 15 ans à 1/3 temps n’a pas droit à la pension minimum.
Le ministre Bruno Tobback s’était engagé à faire disparaître cette discrimination et a, dans cette optique, soumis un projet d’arrêté royal.
Le texte, qui a reçu l’avis positif du Conseil d’Etat et qui a été approuvé en première lecture par le Conseil des ministres, est désormais bloqué par l’aile libérale du Gouvernement.
Concrètement, si les mesures prévues devaient ne pas recevoir l’aval du Conseil des ministres, les travailleurs à temps partiel qui partent à la pension au 1er octobre perdraient 17% de pension, ce que la FGTB refuse catégoriquement.
C’est la raison pour laquelle la FGTB exige que ce point soit traité d’urgence au Conseil des ministres du 22 septembre prochain, de façon à ce qu’il entre en application dans les délais prévus, c’est-à-dire au 1er octobre 2006.