Communiqués de presse > cliquez ici pour le texte en néerlandais
 
  Bruxelles, 26 février 2008
   
Réaction de la CSC et de la FGTB concernant le budget 2008:
il ne s’agit là que d’une réponse partielle
aux problèmes de pouvoir d’achat
 
 

 

 

La FGTB et la CSC ont pris connaissance de l’accord gouvernemental relatif au budget 2008. Elles ne disposent pas d’informations détaillées et plusieurs éléments doivent encore être concrétisées, ce qui rend une évaluation globale difficile. Voici toutefois une première réaction.

1. Le budget est en équilibre. C’est positif et c'est un minimum absolu pour répondre au vieillissement de la population mais on peut s’interroger sur l’efficacité de ce budget vu les incertitudes qui planent quant aux recettes de certaines initiatives et à leur caractère unique.

2. La CSC et la FGTB constatent que leur demande de soutien du pouvoir d’achat n’a été que partiellement rencontrée, en particulier pour les revenus de remplacement (davantage pour les pensionnés, moins pour les invalides, les chômeurs et les allocations familiales). Ce budget ne répond que dans une moindre mesure aux problèmes des travailleurs dont le revenu est faible ou moyen. Cet ensemble de mesures – en particulier les mesures fiscales – est insuffisant pour répondre aux problèmes de pouvoir d’achat des travailleurs dans leur ensemble.

3. Ce résultat contraste violemment avec les égards dont bénéficient les entreprises et les investisseurs. Les mesures annoncées pour limiter le coût de la déduction des intérêts notionnels ne suffisent pas (200 millions comparés à un coût supplémentaire atteignant 1,6 milliard) et manquent de crédibilité.

Il est regrettable que la mesure relative à la déduction des intérêts notionnels ne permette de dégager que 200 millions.

4. Par ailleurs, aucune mesure n’est envisagée à court terme pour contenir la flambée des prix constatée dans différents secteurs. La problématique de l’augmentation du prix de l’électricité et du gaz reçoit une bien médiocre réponse.

L’élargissement des tarifs sociaux est un élément positif mais il ne garantit pas une amélioration du fonctionnement du marché et une politique tarifaire plus contraignante. L’écrémage des bénéfices monopolistiques du secteur de l’énergie est encore trop limité et totalement incertain.

5. Le Ministre Reynders entame enfin la préparation d’un agenda socioéconomique pour le prochain gouvernement. La FGTB et la CSC veilleront rigoureusement à ce que cet agenda prenne davantage en considération les attentes des travailleurs et des non-actifs. A cet effet, elles se baseront sur les priorités qu’elles ont avancées en front commun.

   
 
FGTB - Service Presse Fédérale
e-mail : presse@fgtb.be