| Conférence
pour l'emploi
Notre
action à la Conférence de l'Emploi a permis d'engranger
certains résultats. Mais insuffisants.
Bien
sûr, grâce à notre détermination, il y a des
acquis :
L'innovation,
c'est important pour l'emploi
Le
texte reconnaît que la réduction des cotisations n'est
pas la seule voie pour l'emploi. La politique de recherche & développement est
fondamentale et l'objectif est d'y consacrer 3 % du P.I.B., la richesse
nationale.
Une
politique de relance
La
Belgique s'engage à réclamer à l'Europe l'adoption
rapide d'une politique de relance, voulue déjà par la
France, l'Allemagne et l'Italie, avec pour objectif une croissance annuelle
de 3 % . C'est important, car la croissance crée de l'emploi.
70.000
formations supplémentaires
Le
texte confirme que 1,9 % de la masse salariale sera consacrée
à la formation comme convenu lors de l'accord interprofessionnel.
Il prévoit d'aller plus loin et de former de surcroît chaque
année :
- 60.000 travailleurs
supplémentaires et
- 10.000 travailleurs
pour des métiers pour lesquels il n'y a pas assez de candidats.
60.000
emplois
Les
mesures décidées devraient permettre de créer 60.000
emplois.
A.G.R.
maintenue
L'allocation
de garantie de revenus (A.G.R .) des travailleurs ayant accepté
un temps partiel pour sortir du chômage sera intégralement
maintenue.
Les
Inspections sociales renforcées
Nous
avons aussi obtenu un renforcement des Inspections Sociales : c'est
un levier important pour lutter contre la fraude sociale des entreprises
qui ne respectent pas les lois et conventions.
Ce
n'est pas en réduisant le coût des hauts salaires qu'on crée
de l'emploi
Le
Gouvernement avait décidé unilatéralement d'accorder
800 millions d'€ de réductions de cotisations aux entreprises.
Nous voulions que ces réductions aient un effet aussi grand que
possible sur l'emploi dans l'industrie, les services et le non marchand.
Mais les employeurs n'ont pris aucun engagement concret en matière
de création d'emploi.
Restructurations :
un drame pour les travailleurs qui perdent leur emploi
Le
texte prévoit notamment des aides pour l'employeur qui licencie
et crée une cellule de remise au travail. Nous voulions mieux :
-
des clauses de sécurité d'emploi à négocier
dans les entreprises ;
-
davantage d'informations, fournies à temps, pour pouvoir négocier
des alternatives aux licenciements, par la réduction ou la
redistribution du travail par exemple.
Chaque
travailleur a droit à une représentation syndicale
Les
avancées espérées, en matière de dialogue
social dans les P.M.E. n'ont pu être concrétisées,
faute de soutien. Notre objectif reste :
- négocier
dans les secteurs l'abaissement des seuils pour l'installation des
délégations syndicales et des Comités de Prévention
et de Protection du Travail (C.P.P.T.)
- ou l'instauration
d'un système équivalent prévoyant un organe de
concertation externe et permettant aux secrétaires syndicaux
d'avoir accès aux P.M.E.
Nous
voulons aussi que tous les travailleurs puissent bénéficier
de conventions, y compris les ouvriers de la Commission Paritaire Auxiliaire
(CP 100) qui doit enfin fonctionner.
Garantir
l'avenir de nos pensions, soins de santé et allocations
Un
financement alternatif de la sécurité sociale doit être
assuré, pour compenser les baisses de cotisations et faire face
aux nouveaux besoins. Les garanties obtenues pour l'avenir sont insuffisantes.
L'avenir de nos pensions, de nos soins de santé, et de toutes
nos allocations sociales dépend de ce financement.
Chômeurs :
faire mieux que l'article 80
Nous
demandons depuis toujours l'abrogation de l'article 80 qui permet de
supprimer les allocations à certains cohabitants. Nous nous sommes
donc réjouis que la suspension de l'article 80 soit prévue
par l'accord gouvernemental. Mais c'est pour faire mieux, dans une optique
d'intégration. Pas question que le nouveau système annoncé
soit plus négatif, particulièrement pour les isolés
et les chefs de ménage.
La
FGTB demande une concertation
La
FGTB constate que le gouvernement a décidé de faire siennes
les conclusions de la conférence pour l'emploi et qu'à
l'occasion du conclave budgétaire, il a prévu les crédits
nécessaires à cet effet.
Entre-temps
le FGTB a reçu des précisions sur les possibilités
de reclassement offertes aux travailleurs touchés par une restructuration
ainsi que sur une meilleure protection de leur revenu (en attendant
un éventuel reclassement). La FGTB demande une concertation à
propos de l'exécution des mesures.
La
FGTB lance un appel à ses délégués
La
FGTB appelle ses délégués à surveiller de
près comment la réduction des charges est traduite dans
le maintien ou l'amélioration de l'emploi dans leurs entreprises
et comment les engagements en termes de formation (60.000 personnes
supplémentaires formées par an) sont respectés
sur le terrain.
La
réponse comprend un renouvellement de la politique industrielle
et d'innovation
La
FGTB réitère en outre qu'une réponse durable au
problème de l'avenir de notre emploi consiste à déterminer
– par le biais de la concertation sociale – un renouvellement de notre
politique industrielle et d'innovation qui doit non seulement permettre
de tenir compte de la compétitivité dans le domaine des
coûts mais aussi d'être compétitif dans le domaine
de la qualité.
La
FGTB demande dès lors que pareille politique soit immédiatement
mise en œuvre et ce dans le respect des compétences de chacun.
Les leviers de pareille politique se situent en premier lieu au niveau
des Régions.
Le
suivi des résultats de cette politique renouvelée
doit cependant faire partie de la concertation sociale fédérale,
au sein du CCE (Conseil Central de l'Economie).
Le
budget 2004
Le
gouvernement a également communiqué son budget.
Sécurité
sociale : la FGTB demande un financement alternatif suffisant
La
FGTB constate que le gouvernement a tenu sa promesse de prévoir
suffisamment de moyens garantissant l'équilibre financier de
la sécurité sociale en 2004.
La
diminution des recettes continue cependant à préoccuper
la FGTB, car celle-ci découlera des réductions de charges
qui ont été décidées, principalement parce
que les employeurs n'ont pas voulu prendre des engagements concrets
dans le domaine de l'emploi. Il ne faut par conséquent pas prendre
pour argent comptant qu'il y aura automatiquement des effets retour
suffisants.
La
FGTB maintient donc sa revendication concernant un financement alternatif
suffisant à prévoir pour les prochaines années
aussi, tout en répétant que celui-ci ne peut être
mis à charge des seuls travailleurs. La FGTB demande donc une
nouvelle fois avec insistance un débat sur l'ampleur et la répartition
du financement alternatif, dont dépend l'avenir de nos pensions,
de nos soins de santé et de toutes les prestations sociales.
Corrections
sociales : insuffisantes
La
FGTB constate que les corrections sociales prévues par le gouvernement
sont très modestes et ne répondent nullement aux attentes
des allocataires sociaux. Nous n'avons reçu aucune réponse
à notre revendication concernant la liaison au bien-être
des allocations et des plafonds de calcul. L'augmentation de 2 % des
pensions prenant cours en 1996 est une mesure positive mais n'assure
que le maintien du régime existant. La non-indexation de la rente
octroyée aux personnes qui, victimes d'un accident de travail
sont en incapacité permanente, est inacceptable.
La
FGTB constate cependant que d'importantes améliorations ont été
prévues en faveur des patients (notamment une amélioration
du maximum à facturer et un meilleur remboursement d'une série
de prestations en soins de santé). Elle insiste toutefois pour
que – comme promis dans l'accord de gouvernement – la sécurité
tarifaire pour les patients soit introduite, de façon à
pouvoir éviter la mauvaise surprise des suppléments.
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