Les premiers plans de sauvetage n'ont manifestement
pas permis de stopper la crise que connaissent les banques.
Le Gouvernement s'est néanmoins penché ce matin sur d'éventuelles
nouvelles mesures en ce sens.
Pour la FGTB, la recherche de solution pour résoudre la
crise financière devrait se faire dans la plus grande transparence.
Ainsi, contrairement aux hypothèses qui auraient circulé,
la FGTB n'est pas favorable à la formule " bad bank " qui
logerait en un même lieu l'ensemble des actifs toxiques
des banques.
A l'instar de ce que propose la FGTB, certains Gouvernements
européens envisagent plutôt une plus grande intervention
de l'Etat via une nationalisation des banques. C'est d'ailleurs
cette dernière option qui fut choisie en Suède en 1990 pour
arriver à maîtriser la crise. C'est aussi l'option que retiennent
nombre d'économistes belges, libéraux compris.
Pour la FGTB, tout nouveau sauvetage sans garanties demandées
aux banques pose problème dans la mesure où il ferait l'impasse
sur le nouveau déficit public qu'engendrerait une telle
opération, reportant ainsi une fois de plus nos dettes sur
les générations de travailleurs à venir.
Ainsi, la FGTB réclame toujours des réponses à long terme,
pas une politique qui répond à la crise au coup par coup,
dans l'anarchie et la précipitation. Ainsi, la FGTB réitère
l'urgence de la mise sur pied d'un plan de relance solide
et remet sur la table du Gouvernement sa proposition d'Alliance
pour une croissance durable.
Enfin, les avantages et les inconvénients de toutes les
pistes envisagées doivent être répertoriés et examinés dans
la clarté. C'est pourquoi la FGTB réclame d'urgence des
réponses claires et transparentes aux problèmes suivants:
- un des problèmes majeur de la crise actuelle est, qu'aujourd'hui encore, personne ne sait quels sont les produits toxiques ni à qui on les a vendus. Dès lors, on ne voit pas bien comment et dans le cadre de quel contrôle on va définir quels sont ces produits toxiques ;
- la FGTB souhaite connaître les garanties que les banques sont prêtes à donner après une nouvelle opération de sauvetage. Elle pose également la question du contrôle qui serait attribué aux pouvoirs publics ;
- nous n'avons aucune assurance que les banques mèneraient dorénavant une politique plus prudente, a fortiori sur la question des produits toxiques ;
- la FGTB attend toujours que soit répercutée la baisse des taux d'intérêt de la Banque centrale européenne sur les taux d'intérêts que les banques réclament ;
- le problème reste entier sur les garanties à donner par les banques en matière de protection de l'emploi ;
- il importe, enfin, de mesurer sérieusement les conséquences d'un nouveau sauvetage sur le budget et sur les marges pour les politiques futures à mener.