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  Bruxelles, 18 mars 2009
   

Contrôle de disponibilité des chômeurs:
réorienter les moyens humains et financiers vers la recherche des véritables solutions pour sortir de la crise.

 
 

 

 


La FGTB a toujours été favorable à la chasse au chômage, pas à la chasse aux chômeurs, comme c'est plus que jamais le cas aujourd'hui, c’est en tout cas ce que laissent penser les derniers Rapports de l'ONEM avec chiffres au 31 décembre 2008: "Activation du comportement de recherche d'emploi" et "Rapport annuel 2008".
Ainsi, 23.464 demandeurs d'emplois ont été sanctionnés depuis le début de l'application de l'activation du comportement de recherche d'emploi dont 10.948 sanctions (6.425 suspensions et 4.523 exclusions) pour la seule année 2008.

S'il est hors de question pour la FGTB de couvrir certains agissements comme le refus d'un emploi convenable, il s'agit d'être plus que jamais prudent et raisonnable dans la politique à adopter en matière d’activation de la recherche d'emploi des travailleurs.

Parce que chacun sait désormais que, sauf exceptions, l'emploi manque cruellement. 15.000 licenciements ont en effet été enregistrés à ce stade sur une période d'un an et, bien que la situation ne soit pas noire partout, le contexte socio-économique que nous connaissons, conjugué à une gestion désastreuse de l'économie par un libéralisme irresponsable et dérégulé, plonge les travailleurs et les allocataires sociaux dans une grande insécurité.
En outre, de nombreuses offres d’emplois proposent un travail qui ne peut être considéré comme convenable ou décent.

C'est la raison pour laquelle la FGTB en appelle à ce que l'on cesse de nous faire prendre des vessies pour des lanternes en faisant croire aux citoyens que la situation économique va s'améliorer grâce au contrôle de disponibilité des chômeurs et à son carrousel d'entretiens. La FGTB pense en particulier aux deuxième et troisième rendez-vous auxquels le travailleur sans emploi est prié de se présenter et pour lesquels on observe un important taux d’exclusion.

Plutôt que d'adopter une position défensive et de sanctionner des travailleurs qui ont perdu leur travail à cause de la crise, il est urgent de passer à l'offensive en changeant résolument de cap.
Il importe en effet désormais de mettre tous les moyens humains et financiers actuellement dédiés à la chasse aux chômeurs -alors qu'il n'y a pas d'emploi- dans l'investissement massif vers une autre croissance, soutenable, à travers des emplois durables de qualité.

Pour rappel, 90% des chômeurs sanctionnés ont arrêté leurs études après le fondamental ou le secondaire.

 

   
       
 
FGTB - Service Presse Fédérale
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