La FGTB prend note de la décision du Gouvernement d'enfin régulariser les familles avec enfants scolarisés qui sont en Belgique depuis cinq ans et qui sont en procédure d'asile depuis au moins un an. C'est loin d'être suffisant.
Le no man’s land politique que nous connaissons, et que l’on doit en grande partie à l’entêtement politique du VLD et de sa ministre de l’immigration, est une atteinte à notre démocratie et est d’autant plus grave étant donné le contexte socio-économique d’insécurité et de dérégulation dans lequel les travailleurs et les allocataires sociaux se trouvent.
En effet, en refusant une régularisation permanente selon des critères clairs, nous nous rendons responsables du développement d’une économie clandestine qui précarise les travailleurs et le marché du travail. Les travailleurs belges, au même titre que ceux issus de l’immigration ont un intérêt vital à ce que soit mise en œuvre la régularisation promise par le Gouvernement il y a un an. Le déni du droit de séjour est créateur d’une main d’oeuvre au rabais, synonyme de pression à la baisse sur les conditions de travail.
Pour la FGTB, il faut en finir avec l’arbitraire ou pire encore avec l’hypocrisie qui consiste à refuser de régulariser mais à fermer les yeux sur la clandestinité, permettant ainsi que l’on exploite les sans-papiers dans des filières mafieuses.
La FGTB continue à réclamer une procédure de régularisation qui devra être confiée à une commission qui se prononcera sur base de critères clairs, objectifs et permanents.