Arcelor : 1.300 travailleurs sur le carreau !

vendredi, 25 janvier 2013

 

La FGTB est écoeurée par les nouvelles reçues des dirigeants d’ArcelorMittal et la perte annoncée de 1.300 emplois dans la phase à froid (fermeture de 7 lignes à froid sur 12 à Liège).


Comme les travailleurs liégeois l’avaient annoncé, Mittal poursuit son œuvre de mise à sac de l'industrie wallonne.

 

Pour Anne Demelenne, Secrétaire générale de la FGTB : « il est temps que l'Etat change radicalement de cap et reprenne son rôle de régulateur et de levier économique !


Ce sont à nouveau 1.300 travailleurs et leur famille qui vont être victimes d'un capitalisme débridé. Et l’on sait que Mittal n'est pas un entrepreneur. C'est un financier qui agit de manière purement spéculative.

 

Les Etats, les gouvernements, doivent reprendre la main, notamment vis-à-vis des instances européennes et des mesures d'austérité qu'elles imposent ; il faut aussi absolument et de toute urgence conditionner les aides publiques, comme le réclame la FGTB depuis des mois ! Nous demandons un changement radical de cap, qui doit permettre la création d'emplois de qualité dans des secteurs porteurs, comme l'est l'acier liégeois !"

 

Motion de soutien
 

La FGTB soutient les sidérurgistes liégeois dans leur lutte pour sauver leurs outils.

 

La décision d’ArcelorMittal de fermer une partie de la phase à Froid à Liège, après avoir déjà condamné la phase à chaud et malgré les promesses d’investissements faites, est pour la FGTB tout simplement inadmissible.
On ne jette pas ainsi à la rue sans autre forme de procès 1.300 travailleurs qui viendraient s’ajouter aux 800 déjà laissés sur le carreau avec la fermeture des hauts fourneaux et les autres milliers d’emplois indirects menacés.

 

La FGTB fédérale réaffirme son soutien total aux travailleurs dans leur combat pour maintenir leurs outils et leur emploi ainsi que l’emploi de toute une région qui vit en grande partie de la sidérurgie.
La FGTB est convaincue qu’il y a un avenir pour la sidérurgie liégeoise dont tous s’accordent à dire qu’elle produit des aciers de haute qualité et à haute valeur ajoutée. La décision de Mittal n’est pas dictée par une stratégie industrielle mais par une logique spéculative purement financière visant le profit à cour terme.
Cette décision est d’autant plus scandaleuse qu’ArcelorMittal a bénéficié au maximum des avantages fiscaux à travers les intérêts notionnels, sans oublier les profits tirés de la revente des quotas de CO2.

 

Il revient aux autorités publiques, a quelque niveau qu’elles soient, de prendre les mesures qui s’imposent, pouvant aller jusqu’à l’expropriation dans l’intérêt général et le remboursement des aides publiques ainsi que le paiement de la facture environnementale que Mittal laisse derrière lui, pour sauvegarder nos outils industriels et arrêter l’hémorragie d’emplois qu’entraîne la course à la compétitivité et au profit à court terme.

 

La FGTB en appelle aussi à l’Europe pour qu’elle se dote enfin des moyens de mener une politique industrielle digne de ce nom au lieu de laisser filer nos usines chez les moins-disants du point de vue social et environnemental en laissant chez nous un champ de ruines industrielles et un désert social.

 

Pour la FGTB une telle politique industrielle doit répondre à trois priorités :

  • améliorer la compétitivité des entreprises en orientant la structure de production vers des filières d’avenir (et non pas en faisant pression sur les salaires !) ;
  • réorienter la fiscalité en mettant davantage à contribution les revenus du capital de manière à dégager des moyens pour relancer l’économie et soutenir le pouvoir d’achat des salariés ;
  • mettre fin à la concurrence déloyale des pays émergents qui ne respectent pas les normes sociales de l’OIT et les normes environnementales.

Plus d'info sur le site web du FGTB Walonne Anne Demelenne plaide pour un projet industriel 10.000 personnes dans les rue contre la fermeture de la phase à chaud (2011)