Le front commun syndical met le Gouvernement en garde et tire la sonnette d'alarme !

lundi, 19 novembre 2012

 

Le front commun syndical belge a pris connaissance des derniers développements liés à la confection du budget.

 

Il lance un appel, sous forme de mise en garde, au Gouvernement : celui de ne pas suivre la logique, dangereuse et difficilement réversible, des représentants des organisations patronales, a fortiori sur la question des salaires et de la flexibilité.

 

Pour les responsables syndicaux, les organisations patronales ont mis à mal les négociations en vue d’un Accord interprofessionnel et mis en péril notre modèle de concertation sociale.
Ainsi, fait gravissime, les chiffres de l’écart salarial par rapport aux trois pays voisins de référence ont été manipulés par les organisations patronales en cours de négociations. Ces manipulations laissent apparaître la non prise en compte de quelque cinq milliards de subsides fiscaux et parafiscaux dont bénéficient effectivement les entreprises.

 

Tous les efforts déjà subis par les travailleurs et les allocataires sociaux pour améliorer la soi-disant compétitivité des entreprises n’ont produit aucun effet à ce jour et ont, en plus, mis en difficulté les finances de l’Etat et la sécurité sociale.

 

Le front commun syndical exige que l’on inverse la tendance et que le Gouvernement prenne des mesures fortes. Ce qui se trouve aujourd’hui sur la table des négociateurs ne peut constituer les bases sérieuses d’une Relance digne de ce nom.

 

Pour le front commun syndical, il est hors de question que la Relance se fasse sur le dos des travailleurs et des allocataires sociaux : remplacer la suppression de notre système d’indexation automatique via un blocage salarial pour les six prochaines années et une flexibilité accrue est totalement inacceptable. En outre, ces orientations patronales ne feraient qu’aggraver encore la situation sans qu’aucune garantie n’ait été donnée aux travailleurs sur le maintien et la création d’emplois de qualité.