Conclave budgétaire : c'est râpé pour plus de justice fiscale

mardi, 13 mars 2012

 

La FGTB a fait une première analyse sur base des informations dont elle dispose actuellement.

 

La pression syndicale n’a manifestement pas été vaine : l’indexation automatique des salaires a été préservée. Le gouvernement a entendu les syndicats, et singulièrement la FGTB, dans sa demande de ne pas toucher au pouvoir d’achat que constitue l’index.

 

On peut aussi se réjouir du blocage temporaire des prix énergétiques, de la taxe boursière (bien que très insuffisante), de même que de la professionalisation et du contrôle accru des entreprises de titres-services.

 

Cependant, on ne peut que regretter l’absence :

  • de moyens dégagés pour financer un Plan de relance digne de ce nom. Il est à craindre que l’on se limite à une discussion sur la compétitivité et, dans la foulée, à un débat sur les coûts salariaux et l’index. Le futur débat doit, au contraire, porter sur un véritable Plan de relance qui maintienne et crée des emplois de qualité et contribue, en collaboration avec les Régions, à assurer la transition vers une économie plus novatrice et plus durable ;
  • de mesures significatives favorables à davantage de justice fiscale : pas d'impôt minimum des sociétés, pas de nouvelle limitation ou de suppression des intérêts notionnels, pas d'impôt sur la fortune, aucune amorce pour une meilleure connaissance des revenus de capitaux ni pour l'établissement d'un cadastre des fortunes ;
     
  • de clarté concernant les corrections de certaines mesures antisociales en matière de fin de carrière dans les services publics (services qui ont encore récemment fait l’objet d’économies qui mettent à mal leur fonctionnement) ;
     
  • de budget prévu pour financer le 4ème mois de congé parental (pour lequel la Belgique est en infraction depuis le 8 mars);
     
  • d’informations sur l’impact des économies (250 MIO) dans les « dépenses usurpées ».
     

La FGTB restera très attentive aux informations supplémentaires qui seront livrées dans les jours qui viennent et, sur le plan européen, continuera à peser, au sein de la Confédération européenne des syndicats, pour combattre toute politique d’austérité budgétaire imposée aux seuls Etats. Pour rappel, pendant que les Etats et les travailleurs trinquent, les banques ont reçu mille milliards d’euros de la Banque centrale européenne à un taux d’intérêt de 1% ! Pour faire quoi ?