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Contrôle dispo : tenez-vous prêt !

Contrôle dispo : tenez-vous prêt !

 

La nouvelle procédure dispo "jeunes" sera bientôt d’application. Les premiers concernés seront avertis par un courrier de l’ONEM. Au programme : un contrôle tous les six mois, avec risque de sanction et de perte d’allocation si les efforts sont jugés insuffisants. Attention donc, chaque démarche est importante.

 

Qui est concerné ?

Vous avez terminé l’école en juin 2012, 2011 ou même avant ? Vous touchez déjà l’allocation d’insertion sur base de vos études, ou vous entamez seulement votre stage d’insertion professionnelle (autrefois stage d’attente), après vous êtes inscrit comme demandeur d’emploi ? Quoi qu’il en soit, la procédure "jeunes" vous concerne, ou vous concernera. Vous recevrez prochainement, si ce n’est déjà fait, un courrier de la part de l’ONEM, dans le but de vous informer sur le "comportement de recherche active d’emploi".

Globalement, la procédure commence avec les premières allocations d’ insertion. Ce qui ne signifie pas que les douze mois de stage ne sont pas soumis à un contrôle. C’est en effet le Forem ou Actiris qui évaluera votre recherche d’emploi "active" durant cette période, et vous proposera une série de démarches et formations à suivre. L’ONEM prendra ensuite le relais, en principe tous les six mois, à partir du moment où l’allocation est perçue.

 

Comment ça marche ?

Vu que nous sommes dans la période transitoire entre le contrôle dispo "jeunes" et le contrôle dispo "classique", il faudra être très attentif au type de procédure qui s’appliquera à votre cas.

Prenons le cas d’un jeune qui touche déjà l’allocation d’insertion (et qui, par définition, a donc déjà terminé son stage d’insertion professionnelle) :

  • s’il a déjà eu un entretien positif à l’ONEM dans le cadre du contrôle dispo "classique" : il passera d’office sous le nouveau régime de contrôle de la disponibilité "jeunes". Selon l’arrêté royal du 30 juillet 2012, il devra prouver, tous les six mois, qu’il a bien cherché un emploi, de manière efficace. Cette procédure, sauf demande spécifique, se fera par écrit, via un dossier à renvoyer à l’ONEM dans un délai d’un mois. Ce dossier devra regrouper toutes les démarches que le jeune demandeur d’emploi a effectuées durant les six mois précédents.
     
  • s’il n’a pas encore reçu de convocation à un entretien dans le cadre du contrôle dispo "classique" : il restera dans cette procédure-là et n’intégrera le contrôle dispo "jeunes" qu’après une première évaluation positive à l’ONEM (dans le cadre du contrôle dispo "classique").

     

Notez tout !

C’est là qu’il faudra faire preuve de rigueur. En effet, chaque geste posé dans le cadre de votre recherche d’emploi compte. Vous avez déposé un CV chez un employeur potentiel ? Vous avez rempli ou complété un profil professionnel en ligne ? Répondu à une annonce ? Suivi une formation, validé une compétence ? Ou encore, vous vous êtes rendu dans un salon de l’emploi, vous avez épluché les annonces sur le site du Forem, ou vous êtes inscrit en agence intérim ? Chacune de ces démarches a son importance. Il est donc essentiel de tenir un agenda précis de vos recherches, que vous pourrez montrer le jour de l’évaluation. L’ONEM conseille d’accomplir au moins une démarche active par semaine.

 

Et en cas d'évalutation négative?

Une évaluation négative se soldera par une rencontre avec un facilitateur de l’ONEM, et le risque de sanction est réel. Une sanction qui n’est pas à prendre à la légère, puisqu’elle débouchera sur six mois sans allocations. Six mois après lesquels vous devrez solliciter vous-même un entretien d’évaluation et prouver, cette fois avec succès, que votre "comportement de recherche d’emploi" s’est amélioré. Pas facile toutefois d’écumer les agences et les salons de l’emploi sans ressources financières. Mieux vaut donc éviter cet écueil et constituer un dossier solide dès le départ.