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Inertie face aux changements climatiques : grève de la faim

Inertie face aux changements climatiques : grève de la faim

 

Les représentants des organisations présentes au sommet Climat ont entamé une grève de la faim symbolique pour dénoncer l'inertie.

 

En bref

Au moment où le Train Climat quitte la Belgique avec à bord plus de 500 personnes enthousiastes de rejoindre Varsovie pour y manifester en faveur d’un accord climatique ambitieux et équitable, les représentants des organisations faisant partie de la délégation belge au Sommet des Nations Unies entament une grève de la faim symbolique de 24 heures à partir du jeudi 14 novembre à minuit.

 

Par cet acte, ils veulent exprimer leur désapprobation quant au refus de la Belgique de contribuer au financement de l’adaptation aux changements climatiques et dénoncent l’insuffisance des mesures mises en œuvre dans notre pays pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.

 

Concrètement, il est demandé à la Belgique de libérer les 50 millions d’euros de financements climatiques pour 2013 auxquels elle s’est engagée lors du précédent Sommet climatique à Doha… mais dont on ne trouve aucune trace dans les budgets.


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Les organisations entendent ainsi manifester leur soutien aux victimes du typhon Hayian qui a dévasté les Philippines le 11 novembre dernier et leur solidarité avec le négociateur philippin qui a décidé de ne plus s’alimenter « jusqu’à ce que des résultats significatifs soient en vue ».

 

Outre les engagements en matière de réduction des émissions, le financement climatique constitue un élément crucial de la réussite des négociations sur un accord climatique mondial. Ces financements sont destinés à aider les pays en développement à faire face aux changements climatiques et à leurs conséquences mortelles, notamment les phénomènes extrêmes. En d’autres mots, lesdits financements sauvent des vies. Personne ne semble d’ailleurs nier leur importance mais, jusqu’à présent, ils font cruellement défaut. Les pays concernés réclament depuis plusieurs années des éclaircissements sur l’engagement à ce niveau des pays industrialisés. En vain. D’où la nécessité de marquer une nouvelle fois le coup. Le moment est venu pour la Belgique comme pour les autres Etats de prendre leurs responsabilités.

 

Ne rien faire n’est pas une option : cela nous coûtera plus cher à terme, tant financièrement qu’en vies humaines.

 

Daniel Van Daele (FGTB) , Sébastien Storme (FGTB) , Bert De Wel (CSC), Arnaud Collignon (Greenpeace) , Jan Vandermosten (WWF) , Brigitte Gloire (Oxfam) , Cécile de Schoutheete (IEW) , Mathias Bienstman (BBL) , Véronique Rigot (CNCD-11.11.11), Sarah Lamote (11.11.11)