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Intervention de Rudy De Leeuw au Congrès de la CSI à Vancouver : «Osons rêver»

Intervention de Rudy De Leeuw au Congrès de la CSI à Vancouver : «Osons rêver»

 

Selon son Président, la FGTB attendait et attend toujours beaucoup du G20, notamment une régulation du secteur financier et des moyens pour mettre en place un nouveau modèle global de croissance durable. Ainsi, la FGTB plaide depuis des années pour l’introduction d’une taxe sur les transactions financières internationales.

Mais aujourd’hui, rien n’est gagné, le mouvement syndical n’est pas le bienvenu au prochain Sommet du G20 à Toronto et, en Europe, on assiste à une surenchère de mesures d’austérité entre pays membres, surenchère qui risque d’étouffer dans l’œuf la relance prudente qui s’amorce et de fragiliser notre modèle social.

Selon Rudy de Leeuw, les institutions internationales comme le FMI et la Banque mondiale perdront leur crédibilité si elles en reviennent au ‘business as usual’, si elles laissent vivre le capitalisme casino et si les plus fragiles doivent payer le prix de la crise !

Ainsi, la FGTB plaide pour davantage de régulation publique. Elle réclame aussi des efforts du FMI pour réguler les banques et attend du Fonds monétaire international qu'il joue un rôle plus actif afin d'éviter que des crises de cette ampleur ne puissent se reproduire.

C’est pourquoi, les organisations internationales doivent mieux collaborer et devenir plus démocratiques. Les travaux du G20 devraient être préparés par l’Organisation internationale du travail. Par ailleurs, tous les syndicats affiliés à la CSI, et pas seulement ceux des pays représentés au G20, doivent (au sein du Conseil général de la CSI ) pouvoir préparer le G20.

En outre, la CSI ne peut se contenter de formuler des objectifs communs. Elle doit également être capable de créer un rapport de force à l’échelon international. "Soyons concrets. Soyons ambitieux. Osons rêver !" a déclaré Rudy De Leeuw.

Il a poursuivit: "Le 7 octobre, chaque pays organisera une journée du travail décent. Nous devons en faire une journée de sensibilisation et de mobilisation pour évaluer les avancées des revendications de la CSI pour un nouveau modèle économique, social et écologique. Cette évaluation devrait aussi prévoir une interpellation du FMI, de l’Organisation mondiale du commerce, de la Banque mondiale et des banques centrales. Une évaluation négative devrait alors renforcer et durcir nos actions s yndicales au niveau international. Débarrassons-nous du modèle économique libéral. La CSI a le potentiel pour le faire. Nous devons désormais lui en donner les moyens".