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La FGTB demande une majoration des allocations pour que le congé parental | Coronavirus devienne une option effective pour tous

La FGTB demande une majoration des allocations pour que le congé parental | Coronavirus devienne une option effective pour tous

La FGTB se réjouit de voir que pour la première fois en 6 semaines, l’attention est portée sur la problématique de la conciliation travail-garde des enfants à laquelle sont confrontés les parents en télétravail. Après avoir insisté en ce sens à plusieurs reprises, nous nous réjouissons que le congé parental Coronavirus devienne enfin une réalité. Surtout qu’il est maintenant de plus en plus clair que la réouverture des écoles ne sera probablement pas pour tout de suite.

Nous devons toutefois formuler quelques remarques sur la proposition qui, dans sa forme actuelle, n’apporte pas de réelle solution à de nombreux travailleurs, en raison d’allocations trop basses. La FGTB demande avec insistance que les allocations soient revues à la hausse de sorte que le droit soit également accessible sur le plan financier. Ces dernières années, les allocations prévues pour les familles monoparentales ont été relevées, par l’action des interlocuteurs sociaux, jusqu’au seuil de pauvreté. Pour tous les autres ménages, on est encore bien en-dessous. C’est pourquoi nous demandons, pour ce congé parental Coronavirus, des allocations décentes et renvoyons à cet effet au montant prévu dans le cadre du droit passerelle pour les indépendants.

 

 

(congé parental ordinaire)

Cohabitant

1.291 euro

750 euro

Charge de famille (familles monoparentales incl.)

1.614 euro

1.233,5 euro

 

Une majoration des allocations est nécessaire. Sans cela, nous devrons une fois de plus assez rapidement constater que les femmes seront encore une fois victimes de notre société machisme parce que ce seront les mères qui seront les premières à réduire leur temps de travail (car elles gagnent souvent moins en raison de l’écart salarial) et que les problèmes de conciliation travail-garde des enfants resteront entiers pour les travailleurs en difficultés financières.