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La FGTB dénonce « l’arme de guerre » du viol et les viols en masse dans l’est du pays.

La FGTB dénonce « l'arme de guerre » du viol et les viols en masse dans l'est de la RDC.


La FGTB sera au Kivu en octobre et travaillera avec les syndicats de la RDC (République démocratique du Congo), et plus particulièrement avec les femmes, sur le rôle qu’ils peuvent jouer pour faire face à la violence contre les femmes. La FGTB sera également présente à l’arrivée de la Marche mondiale des femmes à Bukavu, le 17 octobre.

 

La FGTB dénonce, avec l’ensemble du mouvement syndical et la Confédération syndicale internationale (CSI), les viols d’au moins 154 jeunes filles et femmes civiles, qui ont eu lieu près du village de Luvungi, au Nord Kivu, pendant 4 jours, du 30 juillet au 3 août. Ils auraient été perpétrés par des milices Mai-Mai et les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), des combattants du groupe ethnique hutu liés au génocide rwandais de 1994.

Depuis plus de dix ans, le viol et la violence sexuelle ont systématiquement été utilisés dans la région en tant qu’arme de guerre pour répandre la terreur et mettre en œuvre l’épuration ethnique.

En 2009, plus de 9000 cas de viols ont été révélés dans les provinces du Nord et du Sud Kivu. A ceux-ci viennent s’ajouter les nombreux cas que la peur et la honte empêchent de dévoiler.

L’une des principales causes du conflit armé dans la région est la lutte pour la maîtrise des richesses issues des ressources naturelles qui servent, à leur tour, à financer la guerre et à fomenter la violence sexuelle à un niveau sans précédent.

La FGTB rejoint la CSI et appelle la communauté internationale et le gouvernement du Congo à intensifier leur action en vue de trouver une solution au conflit, qui soit viable et à long terme.

A cet égard, la FGTB rejoint le point de vue de Sharan Burrow, secrétaire générale de la CSI, qui affirme qu'une solution ne sera possible que si l’on s’attaque au conflit dans tous ses aspects, y compris l’exploitation illégale des ressources naturelles, les déficiences liées à la gouvernance, la pauvreté endémique et le manque d'emplois décents pour les hommes et les femmes.

Présente à Bukavu du 11 au 17 octobre, la FGTB travaillera d’abord en tripartite, ensuite avec les syndicats seuls, sur ces thèmes et sur le rôle que les syndicats peuvent jouer comme acteurs de la paix : le dialogue social – l’instrument des syndicats – est un outil de prévention des conflits, et les nombreuses conventions collectives sont là pour témoigner de la capacité des syndicats à aboutir à des accords négociés.

La FGTB travaillera ensuite avec les femmes syndicalistes pour déboucher sur un plan d’action concret. Ce plan sera la contribution des femmes syndicalistes à l'égard des victimes, en vue de faire face à ces violences.

 

Lire l'appel de la CSI