Retour

Lancement de la procédure Renault chez Carrefour

Lancement de la procédure Renault chez Carrefour

Lors du conseil d’entreprise extraordinaire de ce matin, Carrefour a annoncé la fermeture de 21 magasins. L’entreprise envisage également de céder une partie de ses magasins et de revoir à la baisse les conditions de travail et de rémunération pour tous les travailleurs et travailleuses du groupe. Le personnel paie ainsi l’addition pour la politique commerciale imprécise de ces dix dernières années.  1672 emplois vont passer à la trappe et 2992 autres sont menacés.

 

Après 10 ans de présence sur le territoire belge, le groupe Carrefour a présenté, ce matin, son plan de « sauvetage » : 14 hypermarchés et 7 supermarchés, jugés « irrécupérables », seront fermés pour le 30 juin 2010. En outre, 7 autres supermarchés, situés en Flandre, seront franchisés, tandis qu'en Wallonie, 3 hypermarchés et 17 supermarchés devraient être cédés au groupe Mestdagh. Les salaires et les conditions de travail du personnel épargné seront revus à la baisse et les départs naturels (pension et plan de prépension) ne seront pas remplacés.

Pour Myriam Delmée, vice-présidente de la FGTB Employés (SETCa), la situation est dramatique. D’une part, la reprise des 20 magasins par le groupe Mestdagh n’est pas garantie – la proposition avait déjà été avancée en 2007 mais n’avait finalement pas abouti – d’autre part, les conditions d’une telle reprise ne sont pas définies. « Des pertes d'emplois supplémentaires ne sont pas à exclure, car il est évident que Mestdagh n'aura pas besoin de tout le personnel Carrefour », juge-t-elle. Plus inquiétant encore, « même si les fermetures d’entreprises, la reprise et les franchises envisagées réussissent, rien ne garantit que, dans le futur, le groupe Carrefour garde une activité intégrée en Belgique. »

La FGTB lance un appel au soutien de tous les travailleurs et toutes les travailleuses aujourd’hui concernés par ce nouveau drame social. Pour Anne Demelenne, « alors que les travailleurs subissent la crise de plein fouet, de telles annonces sont vécues encore plus durement. En outre, beaucoup de femmes sont touchées, à temps partiel subi. Au-delà de cette catastrophe que tous les travailleurs subissent, les femmes risquent de vivre une situation encore plus dramatique par rapport à leurs droits futurs aux allocations sociales. »